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Sonos Roam, une enceinte nomade réussie, surtout si vous avez déjà un système Sonos

Après la Move, plus transportable que portable, Sonos étoffe sa gamme de produits nomades avec une véritable enceinte Bluetooth, la Roam. Objectif : concurrencer les Sony, Ultimate Ears et autres Soundlink mini, de Bose et, pourquoi pas, amener de nouveaux utilisateurs vers l’écosystème Sonos.  

Design : du très classique

Arriver sur le marché en dernier n’a pas donné à Sonos des envies d’originalité, du moins pas sur l’aspect esthétique. Son enceinte arbore un design on ne peut plus classique. Allongée et légèrement triangulaire sur ses bords, la Roam peut être positionnée à l’horizontale ou à la verticale. À l’image d’une Sonos One, elle ne dispose que de quelques touches sur sa face supérieure, et d’un bouton d’allumage.
Quant à la connectique, elle est on ne peut plus sommaire puisqu’il est impossible d’y brancher un quelconque fil, même la prise jack lui fait défaut. Qu’importe, c’est sans-fil et en streaming que la Roam s’exprime pleinement. 

Deux choses surprennent lors de sa prise en main, son poids relativement élevé, 430 g, (c’est généralement bon signe en matière de qualité audio), mais aussi sa robustesse. À ce sujet, Sonos certifie sa Roam IP67, ce qui devrait éviter quelques mauvaises surprises si vous jouez avec près de la piscine.

Installation : du Sonos dans le texte

L’installation de la Roam est relativement classique pour quiconque dispose déjà d’une enceinte Sonos. Après avoir téléchargé l’application du constructeur et créé un compte, il s’agit simplement de synchroniser le nouvel appareil ce qui ne prend qu’une poignée de minutes.
Pour un utilisateur disposant déjà d’un système audio Sonos, cela s’apparente à l’ajout d’un « nouveau produit » dans le menu système de l’application. Dès lors, il ne reste plus qu’à nommer spécifiquement la Roam pour la voir s’ajouter à la liste des produits déjà disponibles.

Enfin, pour ceux qui n’auraient pas l’intention de s’encombrer de l’écosystème Sonos, sachez que la Roam ne s’utilise pas aussi simplement qu’une enceinte Bluetooth classique. Une connexion Wi-Fi et la création d’un compte sur l’application Sonos S2 sont nécessaires, même si la Roam n’est utilisée qu’en Bluetooth via le smartphone par la suite. 

Qualité audio : les limites du format compact

En matière de qualité audio, la Roam se situe légèrement en bas du catalogue Sonos, et plus particulièrement de la One, dont elle est assez proche en matière de prix. L’empreinte sonore de la marque y est bien sûr évidente avec une légère préférence pour les graves et un son bien enveloppant.
De fait, l’enceinte bluetooth est particulièrement efficace sur les morceaux « basseux ». Pour autant, petite taille oblige, l’enceinte de Sonos ne peut concurrencer ses aînées, notamment par sa précision sonore.
Dotée d’une puissance plutôt intéressante, la Roam peut tout à fait suffire pour mettre l’ambiance dans une chambre ou un petit salon. À l’extérieur, il est tentant de la pousser dans ses retranchements où malgré quelques limites inhérentes à sa taille elle s’en sort admirablement. D’ailleurs notons à son sujet qu’elle utilise la technologie « Trueplay auto » qui adapte le son automatiquement à la configuration de la pièce dans laquelle elle se trouve. Les utilisateurs historiques de la marque, habitués à sillonner leur pièce smartphone à la main pour étalonner leurs enceintes, apprécieront le progrès. 

En revanche, l’enceinte ne diffusant le son que sur les trois quarts de sa surface, il convient de l’orienter convenablement pour profiter du meilleur rendu audio, surtout dans un environnement ouvert. En définitive, bien qu’offrant un son plutôt intéressant, ce n’est pas la qualité audio qui distingue la Roam des autres enceintes Bluetooth du marché. L’une des raisons de son succès tient à son imbrication dans un univers plus étendu.

Bien dans son écosystème

En effet, le plus nomade et le moins cher des produits Sonos peut fonctionner en totale indépendance ou se fondre dans un environnement composé des One, Beam et autres Playbase. Dès lors, il devient un élément à part entière de l’écosystème multiroom Sonos. Mais la réussite du fabricant californien est d’avoir créé plusieurs niveaux d’interactions entre la Roam et le reste des enceintes de l’installation.
Un appui de quelques secondes sur la touche « play » envoie automatiquement le son de la Roam vers l’enceinte Sonos la plus proche, prolongez cet appui et le son sera étendu à l’ensemble du système. Dans les faits, grâce à ce fameux mode « Swap », il n’est donc pas nécessaire de sortir son smartphone pour passer de la Roam au reste du système, à condition bien évidemment d’être en Wi-Fi au moment de la manipulation. C’est d’ailleurs l’un de nos rares regrets concernant l’enceinte. La Roam aurait gagné à proposer le Swap aussi en Bluetooth.

La Roam à l’usage

À l’utilisation, l’enceinte nomade de Sonos s’avère très polyvalente et surtout très simple à utiliser. Cette simplicité, elle la doit à sa connectivité sans-fil ultra-complète. Lorsqu’elle n’est pas en Wi-Fi, la Roam s’utilise en Bluetooth. Quant aux possesseurs d’iPhone, ils peuvent également la commander via AirPlay 2.
De fait, en tant que compagnon de voyage ou en enceinte d’appoint, elle se suffit à elle-même. Contrairement aux autres produits de l’Américain, les commandes ne reposent pas sur des zones de surfaces tactiles. Ce sont trois véritables boutons cachés sous une nappe en silicone, nécessitant un réel appui, qui permettent, selon l’intensité, de jouer la musique, passer d’un morceau à l’autre ou de naviguer en lecture accélérée dans un titre. 

Pour autant, la véritable télécommande de l’enceinte reste le smartphone. D’une part, parce qu’il permet de lancer ses morceaux stockés localement, ou via une quelconque plate-forme de streaming, mais aussi, d’autre part, parce que c’est le seul moyen d’avoir un aperçu du niveau de la batterie.
Sur le réseau Wi-Fi domestique uniquement, il permet également de passer sur l’application Sonos S2 et accéder ainsi aux web radios de la marque. Dommage cependant que l’application ne soit pas accessible hors du cadre de ce réseau, ce qui la rend très limitée pour un produit nomade. 

Comme la One, ou la Move, la Roam peut être commandée à la voix. Compatible à la fois avec Google Assistant et Alexa, elle dispose d’un micro, (qu’il est possible de désactiver à tout moment) pour capter les ordres de son utilisateur, et s’exécuter dans la limites des capacités de ses IA connectées. 

Enfin, nous n’avons pas eu l’occasion de tester l’accessoire de charge sans-fil commercialisé par Sonos pour son enceinte, mais il semble fort adapté à l’usage d’une enceinte nomade. En effet, il n’est pas rare de chercher un câble USB-C disponible pour recharger sa Roam.
Pouvoir en faire autant en la posant sur une simple base à induction est un plus. Néanmoins c’est un luxe qui se négocie près de 50 euros. C’est surtout une dépense presque inconsidérée, lorsque l’on sait que n’importe quelle base compatible Qi peut en faire autant. Il n’est donc pas indispensable de craquer pour le chargeur officiel, bien qu’il épouse la forme de la Roam à merveille. 

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Autonomie : peut mieux faire

Avec 8h18 d’autonomie moyenne mesurée par notre laboratoire, la Roam ne tutoie pas les sommets des classements. Néanmoins, la performance peut être jugée suffisante pour un usage classique. Attention en revanche à l’utilisation des assistants vocaux. Lorsqu’ils sont activés et sollicités, l’autonomie chute plus rapidement. 


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