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un 0 à 100 km/h en 1,1 seconde, sérieusement ?


La supercar électrique pourrait adopter un pack SpaceX, la dotant de propulseurs à gaz froid. Reste à voir si un tel dispositif peut vraiment être utilisé.

Un petit panneau qui en dit long. La Tesla Roadster – qui doit être commercialisée en 2022 – est actuellement exposée au Petersen Museum de Los Angeles. L’occasion pour les fans d’Elon Musk ou les médias spécialisés d’approcher cette voiture électrique capable de dépasser les 400 km/h.

Devant le véhicule, un panonceau repéré par des twittos – et repris par le site spécialisé américain Electrek – indique la fiche technique. Surprise : le 0 à 60 miles (96 km/h) est annoncé en 1,1 seconde. Jusqu’ici, la valeur officielle était de 1,9 seconde.

L’affiche placée devant le véhicule précise :

« Démontrant la polyvalence de la chaîne de puissance électrique et ajoutant encore plus de distinction aux performances déjà spectaculaires, un pack SpaceX pourrait équiper le Roadster avec des propulseurs à gaz froid positionnés à l’arrière, autorisant un 0 à 96 km/h (0 à 60 miles) en 1,1 seconde. Une valeur inédite sur les voitures de série modernes ».

Fred Lambert, le patron d’Electrek traduit : « Si l’on pense que Tesla a travaillé avec le musée sur l’écriture du panneau, cela signifie que cette valeur pourrait être la cible du pack SpaceX ». Elon Musk avait annoncé que les spécifications révélées au lancement du véhicule (en novembre 2017) n’étaient que des chiffres de base.

Il y a un an, le gourou de Tesla avait évoqué les propulseurs à gaz froid dissimulés derrière la plaque d’immatriculation, s’amusant de la ressemblance avec les voitures de James Bond. Ces dispositifs sont utilisés dans l’exploration spatiale pour corriger ou modifier les trajectoires des satellites ou des sondes.

Comment ça marche ?

Un gaz inerte (azote ou hélium) est stocké sous haute pression. Celui-ci est brusquement libéré grâce à l’action d’une vanne. La poussée est orientée dans la tuyère, qui serait ici située à l’arrière du véhicule. On parle de propulseur à gaz froid car aucune combustion n’a lieu. Ceci le distingue des moteurs principaux des fusées, fonctionnant à l’ergol et dégageant force flamme et fumée. Ici, la poussée est moins visible, mais demeure très spectaculaire par rapport aux références de l’univers automobile.

A titre indicatif, voici quelques 0 à 100 km/h mesurés :

  • Dragster « Top fuel » : 0,6 seconde
  • Bugatti Chiron : 2,4 secondes
  • Formule 1 : 2,5 secondes

Ce dispositif SpaceX pousse le véhicule à l’instar des rocket cars, sans que la puissance n’ait à être transmise au sol. Ceci contourne les limites d’adhérence des pneumatiques de série.

Est-ce légal ?

Ne nous emballons pas. Techniquement, ce type de propulseurs est fiable et éprouvé sur de courtes distances. Mais les possibilités de voir le dispositif homologué en Europe nous semblent inexistantes. Le propulseur pourrait – à nos yeux – être uniquement utilisé dans un environnement contrôlé (circuit fermé par exemple). Sur route, il faudra se contenter d’un « modeste » 1,9 seconde.

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