Economie

le Covid-19 entraîne une vague de consolidations

Les banques d’affaires seraient-elles aussi surchargées que les hôpitaux ? Cela y ressemble bien. Pas un jour ne se passe sans l’officialisation d’un rapprochement, une rumeur d’offre publique d’achat (OPA) ou le lancement d’une SPAC (special purpose acquisition company), ces structures cotées très en vogue aux Etats-Unis pour racheter des entreprises avec l’argent des investisseurs. Jeudi 20 mai, c’est le groupe hôtelier Accor qui a annoncé vouloir rassembler 300 millions d’euros pour faire ses emplettes dans la restauration ou le bien-être.

Trois jours plus tôt, lundi 17 mai, Bouygues avait secoué le paysage audiovisuel français en publiant les bans d’un mariage entre TF1 et M6, avec la bénédiction de l’allemand Bertelsmann, propriétaire de RTL Group (société mère du Groupe M6). Le même jour, de l’autre côté de l’Atlantique, le géant des télécoms américain AT&T confirmait la fusion de sa filiale WarnerMedia (HBO, CNN, Warner Bros) avec l’opérateur de chaînes câblées Discovery. Un « deal » à 96 milliards de dollars (78 milliards d’euros).

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Projet de fusion entre TF1 et M6 : les bans d’un mariage à haut risque

Quant à Amazon, la presse américaine le soupçonne de lorgner les mythiques studios cinématographiques de la Metro Goldwyn Mayer. La fièvre s’est emparée des industriels et des fonds d’investissement : selon le fournisseur de données financières Dealogic, entre le 1er janvier et le 17 mai, le marché mondial des fusions-acquisitions (M & A) a totalisé 2 390 milliards de dollars. Soit un début d’année record, excédant même le démarrage tonitruant de 2007 (avant l’éclatement de la crise des subprimes cet été-là).

« Effet de rattrapage »

Quand l’Europe vit toujours au rythme des couvre-feux, de la progression des variants et autres courbes de contamination, cet allant a de quoi surprendre. C’est oublier que « la croissance est repartie en flèche dans les pays les plus avancés dans leur campagne vaccinale, comme les Etats-Unis et le Royaume-Uni », souligne François-Xavier de Mallmann, président de la division banque d’investissement de Goldman Sachs.

Surtout, les Bourses sont en pleine forme, dopées par les politiques ultra-accommodantes menées par les banques centrales. « C’est important, car la confiance des patrons est influencée non seulement par la performance de leur entreprise, mais aussi par son cours de Bourse », souligne le banquier, qui affiche son optimisme quant aux perspectives : « La vague de consolidations que nous observons dans de nombreux secteurs devrait continuer, soutenue par un marché qui valorise la croissance. »

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