Economie

Avec le regain d’intérêt des Français pour la Bourse, le PEA revient dans la course

Le regain d’intérêt des épargnants français pour la Bourse semble se confirmer. En 2020, mus par un sentiment d’opportunisme alors que les marchés financiers avaient brutalement perdu de 30 % à 40 % de leur valeur, les Français ont été plus actifs sur les marchés qu’à l’accoutumée. Et selon l’Autorité des marchés financiers (AMF), le nombre de particuliers ayant acheté des actions au premier trimestre 2021 se maintient à un niveau élevé, avec 602 000 investisseurs.

C’est une bonne nouvelle pour le plan d’épargne en actions (PEA), délaissé par les épargnants depuis de nombreuses années.

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Alors que son taux de détention se montait à plus de 15 % au début des années 2000, il n’était plus que de 11,8 % après la crise financière de 2008. Et n’a cessé de baisser depuis pour se stabiliser entre 6,5 % et 8 % ces dernières années.

Les gains exonérés après 5 ans

Ce déclin ne fait pas honneur aux nombreux atouts dont dispose le PEA. A commencer par des modalités d’imposition imbattables. Cette enveloppe, réservée aux investisseurs ayant leur résidence fiscale en France, permet en effet d’échapper à tout impôt sur le revenu sur les gains – plus-values comme dividendes –, sous réserve de conserver ses capitaux dans le plan au moins cinq ans à partir de sa date d’ouverture.

Contrairement à un compte-titres ordinaire, « le PEA permet de percevoir des dividendes et de les réinvestir sans imposition et sans régler les prélèvements sociaux à chaque encaissement », explique Vincent Pelsez, banquier privé chez Natixis Wealth Management. Pour un retrait avant les cinq ans du PEA, les gains sont imposés par défaut à la « flat tax », donc au taux de 12,8 % (on peut opter, sinon, pour une imposition au barème de l’impôt sur le revenu pour l’ensemble de ses valeurs mobilières). Les prélèvements sociaux sont, eux, toujours dus lors d’un retrait, peu importe l’âge du plan, au taux en vigueur lors de ce retrait – 17,20 % aujourd’hui.

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La loi Pacte a par ailleurs assoupli les conditions de retrait : désormais, les retraits partiels après cinq ans n’entraînent plus la clôture du plan, il continue de fonctionner et peut accueillir de nouveaux versements.

Le PEA, plafonné à 150 000 euros, est doté d’une déclinaison dédiée aux petites et moyennes entreprises, le PEA-PME. L’ensemble ne peut dépasser 225 000 euros par personne, ce qui permet néanmoins à un couple d’investir jusqu’à 450 000 euros sans impôt. Un PEA Jeunes pour les 18-25 ans a aussi été créé. « Il est possible d’ouvrir un plan pour un enfant majeur de moins de 25 ans rattaché au foyer fiscal, précise Christelle Sauvage, directrice de l’ingénierie patrimoniale d’Indosuez Wealth Management France. Les versements sont limités à 20 000 euros jusqu’à la fin du rattachement. »

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