Economie

Guillaume Rozier, l’ingénieur féru de data à l’origine de Vitemadose

Guillaume Rozier, à Paris, le 12 février 2021.

Qui l’eût cru ? Alors que la campagne de vaccination contre le Covid-19 bat son plein en France, l’une des initiatives les plus populaires du moment dans la lutte contre le coronavirus, Vitemadose, a été imaginée – bénévolement de surcroît – non par l’Etat, mais par un jeune ingénieur en informatique de 25 ans, Guillaume Rozier.

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Bricolé en trois jours, son moteur de recherche en ligne, qui permet de trouver en un clic un créneau pour se faire vacciner à proximité de chez soi, s’est imposé, depuis son lancement, le 1er avril, comme une référence pour de nombreux Français en quête de doses de vaccin. Chaque jour, ils sont en moyenne 1 million à l’utiliser, à l’affût d’un rendez-vous. « A ma grande stupéfaction, la mayonnaise a pris dès le début. La première version était pourtant loin d’être parfaite », s’étonne ce geek passionné de données. Son initiative, jugée par beaucoup d’utilité publique, suscite un tel engouement que certains réclament qu’on lui attribue la Légion d’honneur.

Vaccins contre le Covid-19 : suivez la progression en France et dans le monde

L’ingénieur – aujourd’hui consultant chez Octo Technology, un cabinet de conseil en informatique à Paris – peine encore à croire à la notoriété dont il jouit. Depuis l’automne 2020, son téléphone ne cesse de sonner. Il enchaîne les passages sur les plateaux de télévision, les émissions de radio et les interviews dans la presse. « Tout cela s’est fait presque malgré moi. Je n’ai rien anticipé ni planifié », explique-t-il. Avant de mettre sur pied Vitemadose, le Savoyard s’était déjà distingué en créant, dès les premières semaines de la pandémie, le site Internet CovidTracker, où il publie quotidiennement des graphiques pour suivre sa progression en France et dans le monde.

Référence incontournable

Le jeune homme est alors étudiant à Télécom Nancy, une école d’ingénieurs en informatique, dans laquelle il a étudié le big data. Il vient tout juste de commencer son stage de fin d’études au Luxembourg lorsqu’il réalise « par curiosité », le 5 mars, son premier graphique sur le nombre de nouveaux cas de Covid-19 en France et en Italie. « Je me suis rendu compte qu’on suivait exactement le même tracé que l’Italie, avec un décalage de quelques jours », se souvient-il.

Sans attendre, il envoie sa découverte à sa famille et à ses amis, puis la publie sur le réseau social Twitter. L’effet est viral. Des centaines, puis des milliers de personnes lui réclament de nouvelles statistiques. Face à la demande, l’ingénieur – qui n’a alors « jamais écrit une ligne de code pour un site Internet » – lance une page Web, où il compile toutes ses courbes. Le succès est là, mais il reste encore modeste.

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