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Alpine A110 Légende : arrière toute !


C’est l’éternel dilemme : quel type de transmission procure le plus de plaisir au volant ? Pour se (re)faire une idée, nous avons emmené une traction, une propulsion et une quatre roues motrices sur circuit.

On aime

Depuis sa sortie à l’hiver 2017, nous ne cessons de l’encenser. Et à juste titre. Car cette Alpine est diablement bien née, à Dieppe, sur les côtes normandes. Facile, habile et docile, cette propulsion à moteur central arrière est, de loin, parmi les trois modèles en lice, celle avec laquelle on s’éclate le plus au volant. Au point d’avoir demandé à Arthur et Laurent d’accepter de me prêter leur monture nippone et germanique pour me permettre de re-toucher terre. En échange de quoi je leur cédais l’Alpine, le temps de quelques tours sur le très technique tracé du Circuit de Mornay…

Mais pourquoi diable cette Alpine séduit-elle autant les amateurs de conduite ? Tout commence par un poids réduit. Avec seulement 1 123 kg sur la balance, 25 de plus que la
version Pure, cette A110 Légende n’a besoin ni de grosses cylindrées ni de multiples turbos pour faire parler la poudre. Les 252 ch et 320 Nmdu 4-cylindres 1.8 turbo installé en position centrale arrière permettent à la dieppoise d’afficher des chronos très flatteurs, avec un 0 à 100 km/h abattu en 4”5 et un 1 000 m départ arrêté en 23”2. Le tout, dans une sonorité relativement rageuse, qui participe à l’ambiance course.

Mais ce n’est rien au regard de la facilité et du plaisir de conduite qu’elle procure. Avec elle, le temps des propulsions difficiles à conduire à rythme enlevé sur routes sinueuses ou circuit est définitivement révolu. Au volant de la dieppoise, le chauffeur-pilote se sent pousser des ailes, éprouvant un intense plaisir à augmenter le rythme. Avec une répartition des masses avant-arrière établie à 44 %-56 %, l’Alpine révèle un très bel équilibre, renforcé par des roues arrière motrices, gages du meilleur mode de transmission pour une voiture sportive. En plus d’offrir une motricité difficile à prendre en défaut, la propulsion autorise en effet quelques figures de style moins évidentes à réaliser aux commandes d’une traction ou d’une intégrale. Sain, même à vive allure dans les enchaînements serrés, le petit coupé tricolore devient le roi du drift une fois toutes les aides à la conduite déconnectées. Certes, il faut un minimum d’attention. Mais c’est sans doute le seul modèle, aux côtés de la Ford Mustang 5.0 V8, pour lequel un modeste niveau de pilotage suffit à accrocher un sourire au conducteur, à coups de glisses du train arrière. On s’éclate sans jamais tomber dans l’excès, ni sans trop abîmer la voiture grâce à des consommables (plaquettes de freins, disques, pneus…) qui s’useront moins rapidement que sur une voiture plus lourde.

On aime moins

… que le plaisir ne puisse être partagé à plus de deux. Dans nos rêves les plus fous, on aimerait qu’Alpine élabore une version quatre places, ou 2+2 à l’image d’une Porsche 911, afin de partir en famille. Un vœu appelé à demeurer pieux, malheureusement. Sportive “essentielle”, l’Alpine ne ménage pas le porte-monnaie. La gamme démarre à 58 000 € en déclinaison Pure, pour atteindre 62 100 € dans cette élégante version Légende, habillée de cuir chocolat. Voire 69 100 € en version S (292 ch), certes plus performante, mais moins joueuse, car plus fermement suspendue. Enfin, certains amateurs tatillons pesteront contre des commandes issues de la grande série Renault et un système multimédia au fonctionnement peu rapide et au graphisme daté. 

Verdict

Utilisant le mode de propulsion le plus adapté au plaisir au volant, l’Alpine est un must utilisable au quotidien, grâce à un confort très honnête. Mais uniquement à deux, et avec
une addition relativement salée.

“À la limite” avec Pierre Petit, pilote automobile

Temps au tour A110 1:08

L’arrière vient tout seul ! Au placement, elle est extraordinaire, même en cas de léger sous-virage, il suffit de relâcher légèrement pour qu’elle reprenne du guidage. Sur des virages moyennement rapides en revanche, l’amortissement est trop souple et elle pioche un peu. Mais c’est aussi ce qui lui permet d’être extra dans les virages lents. La boîte est correcte, répond présente, et accepte assez facilement les rétrogradages. On sent qu’elle est légère. Elle est très ludique et a su conserver son esprit originel« .

Alpine A110 Légende : la technique

Moteur : central arrière, 4-cylindres, turbo, essence, injection directe, 16 soupapes.

Transmission : AR, robotisée double embrayage 7 vitesses.

Puissance (ch à tr/min) : 252 à 6 000

Couple (Nm à tr/min) : 320 à 2 000

Poids (kg) : 1 123

Vitesse maxi (km/h) : 250

0 à 100 km/h/1 000 m DA (s) : 4,5/23,2

CO2 (g/km)/malus : 152-158/740-1 276 €

Conso moy. const/AM (l/100 km) : 7/8,1

Pneus AV-AR : 205/40 ZR18-235/40 ZR 18

Pneus de l’essai : Michelin Pilot Sport 4

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