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Le bon coup de Bernal

Disputée dans les chemins de vigne autour de Montalcino, la 11eme étape du Giro a vu Mauro Schmid s’imposer dans un duel avec Alessandro Covi au terme d’une échappée au long cours. Egan Bernal a profité du parcours exigeant pour creuser l’écart au classement général.

Egan Bernal avait annoncé qu’il lui fallait creuser l’écart. Le leader de l’équipe Ineos Grenadiers a tenu parole. Alors que la formation britannique a très rapidement laissé faire une échappée qui a su aller au bout pour la victoire de Mauro Schmid, le porteur du maillot rose sort conforté de l’étape des chemins de terre. Car le parcours de 162 kilomètres tracé entre Pérouse et Montalcino s’est inspiré dans ses 70 kilomètres des Strade Bianche via quatre secteurs jamais empruntés par la classique disputée en début de saison autour de Sienne. Avant ce final à grand spectacle, Taco van der Hoorn a une nouvelle fois eu l’idée de partir dans une échappée. Le coureur de la formation Intermarché-Wanty Gobert Matériaux, vainqueur de la troisième étape du Giro, a emmené avec lui dix autres coureurs dont le Français Simon Guglielmi, le champion de Belgique Dries De Bondt et Harm Vanhoucke. Aucun d’entre-eux n’étant dangereux pour le maillot rose d’Egan Bernal, l’équipe Ineos Grenadiers a laissé faire cette échappé qui a pu compter jusqu’à quatorze minutes d’avance à l’orée des premiers chemins de pierre. Très tôt, le peloton a compris que l’équipe Ineos Grenadiers avait un plan pour cette étape unique sur le parcours du Giro. Filippo Ganna s’est, en effet, installé en première position du peloton et a imposé un rythme très soutenu, ce qui a provoqué un allongement du peloton mais, surtout des cassures. Un phénomène dont les principales victimes ont été Aleksandr Vlasov et Remco Evenepoel.

Ineos Grenadiers a fait le ménage

Toutefois, à l’issue de ce premier secteur de terre long d’un peu plus de neuf kilomètres, le Russe et le Belge ont su collaborer avec d’autres coureurs au sein d’un deuxième peloton pour faire la jonction. Ce que des coureurs tels Dan Martin et Davide Formolo n’ont pas été en mesure de faire, avec une perte de temps mettant en péril leurs ambitions pour le classement général à l’issue des trois semaines de course. Marqué par la première ascension du Passo del Lume Spento, le deuxième secteur a vu le groupe des favoris conserver son intégrité mais, avec le soutien de Tobias Foss, George Bennett a tenté de se défaire du reste de ses rivaux. Une tentative qui n’aura duré qu’une poignée de kilomètres avant que le champion de Nouvelle-Zélande ne s’avoue vaincu. C’est dans le troisième secteur sur chemins de terre que le classement général a réellement été chamboulé. En effet, Remco Evenepoel n’a pas été en mesure de suivre l’allure et, face à cette défaillance, Egan Bernal n’a pas hésité à y mettre de sa personne pour creuser l’écart sur le jeune coureur belge. Son coéquipier Gianni Moscon a également roulé à vive allure pour appuyer le Colombien. S’il y a eu du mouvement concernant les favoris, la tête de course a également été animée dans cette course à deux étages. En effet, un trio composé de Dries De Bondt, Harm Vanhoucke et Mauro Schmid s’est tout d’abord détaché avant le dernier secteur de chemins de terre avant qu’Alessandro Covi ne fasse la jonction.

Schmid a saisi sa chance

Au final, le Suisse et l’Italien ont su s’isoler seuls en tête de la course avec, très rapidement, la certitude de s’expliquer dans les rues de Montalcino pour la victoire d’étape. Le coureur de la formation Qhubeka-Assos, dont c’est la première participation au Giro, s’est montré le plus fort pour ouvrir son palmarès sur l’épreuve. Un final d’étape qui a surtout vu les principaux leaders du peloton se liguer pour distancer Remco Evenepoel. En effet, Marc Soler n’a pas hésité à rouler, avant d’être lâché tout comme Giulio Ciccone, à l’image d’Aleksandr Vlasov. Mais, Emanuel Buchmann a profité de la dernière difficulté pour prendre quelques longueurs d’avance. Le leader de l’équipe Bora-Hansgrohe a alors très vite vu Egan Bernal revenir sur lui. En effet, le porteur du maillot rose, après avoir été attaqué par Aleksandr Vlasov, a laissé sur place le Russe. Onzième de l’étape à un peu plus de trois minutes, Egan Bernal est sans nul doute le grand gagnant de cette étape. Alors qu’il ne comptait au départ que quatorze secondes d’avance sur son dauphin Remco Evenepoel, le Colombien compte désormais 45 secondes d’avance sur le Russe alors que Damiano Caruso complète le podium avec une avance minime sur Hugh Carthy ou encore Simon Yates. Remco Evenepoel, quant à lui, a lâché un peu plus de deux minutes sur Egan Bernal et recule au septième rang du classement général. Romain Bardet n’a pas pu suivre le rythme dans le final, concluant l’étape dans les roues de Remco Evenepoel, et pointe à la 12eme place du classement général à un peu moins de trois minutes et demie d’Egan Bernal. Le Colombien sait ce qu’il doit faire pour gagner son premier Giro et a déjà commencé à mettre tous les ingrédients pour y parvenir.


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