Santé

Vaccin anti-Covid : une seule dose réduit le risque d’infection de 80 %

Si à l’approche des vacances vous n’avez pas encore reçu votre deuxième dose de vaccin, vous pouvez quand même partir l’esprit (relativement) tranquille. Une étude menée par le ministère de la santé italien et l’Institut national italien de la santé (ISS), la première à évaluer l’efficacité des vaccins en Europe, révèle que le nombre d’infections à la Covid chez les adultes vaccinés (avec du Pfizer, Moderna ou AstraZeneca) chute de 80 % après l’injection de la première dose.

« 35 jours après la première dose, on observe également une réduction de 90 % des hospitalisations et de 95 % des décès », ajoute Silvio Brusaferro, le président de l’ISS. L’étude, menée sur 13,7 millions de personnes vaccinées, confirme que la stratégie vaccinale consistant à retarder la seconde dose est payante. Elle corrobore aussi de précédentes études montrant que la primo-vaccination est particulièrement efficace (voir ci-dessous). Dans ce contexte, on peut même se demander à quoi sert la seconde injection, notamment pour l’AstraZeneca qui s’appuie sur la même technologie que le vaccin Janssen, qui ne nécessite lui qu’une seule dose. Mais évidemment, les fabricants ont tout intérêt à multiplier les doses ; Pfizer préconise même « une troisième piqûre d’ici six mois à un an », alors qu’aucune étude ne vient étayer l’utilité d’une telle mesure.

En France, plus de 20,5 millions de personnes ont reçu au moins une dose de vaccin, soit 30 % de la population.

Une seule dose de vaccin anti-Covid réduirait de moitié la transmission au sein d’un même foyer

Article de Céline Deluzarche publié le 28/04/2021

Les réunions privées et notamment le foyer familial sont les principaux lieux de contamination du virus. Cette bonne nouvelle devrait donc considérablement freiner l’épidémie : d’après une étude de l’agence publique de santé anglaise (PHE), une seule dose de vaccin Pfizer ou AstraZeneca permet de réduire la transmission du coronavirus entre 38 % et 49 % au sein d’un même foyer par rapport aux personnes non vaccinées. Une protection toutefois valable à partir de 14 jours après l’injection, et quel que soit l’âge de la personne vaccinée ou des autres membres du foyer.

« C’est une excellente nouvelle. Nous savions déjà que les vaccins sauvaient des vies et cette étude, la plus complète menée en conditions réelles, montre aussi qu’ils réduisent la transmission de ce virus mortel », s’est réjoui le ministre britannique de la Santé Matt Hancock. Cela confirme aussi que même les personnes qui ne sont pas à risque, comme les enfants ou les personnes jeunes, doivent être vaccinées, appuie la PHE. L’étude a suivi 57.000 personnes appartenant à 24.000 ménages où une personne vaccinée a été testée positive, et les a comparées à près d’un million de contacts de personnes non vaccinées. Elle montre également qu’une dose de vaccin réduit de 60 à 65 % le risque de développer des symptômes.

De prochaines investigations devraient établir si la réduction du risque de transmission est encore plus élevée après la deuxième dose.


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