Economie

Engie veut changer de braquet dans les énergies renouvelables

La directrice générale d’Engie, Catherine MacGregor, le 3 décembre 2020 à Paris.

Une gestion plus industrielle. C’est le mot d’ordre répété par Catherine MacGregor, la nouvelle directrice générale d’Engie, une ingénieure qui a fait l’essentiel de sa carrière chez le géant parapétrolier Schlumberger.

Un peu plus de cinq mois après son arrivée à la tête de l’énergéticien, elle a présenté mardi 18 mai sa feuille de route. « Nous sommes à un moment charnière du monde de l’énergie. Partout, l’urgence climatique est au cœur de la relance post-Covid. Engie doit se préparer pour pouvoir saisir des opportunités », a-t-elle plaidé. Pour cela, le groupe doit être géré « de manière plus industrielle, plus intégrée », avec un pilotage « plus rigoureux ».

Exit donc les 24 entités opérationnelles mises en place en 2016 par Isabelle Kocher, l’ex-directrice générale, partie en février 2020, qui prônait alors « l’agilité ». L’organisation repose désormais sur les quatre grands métiers « complémentaires » d’Engie : les énergies renouvelables, Energy Solutions (infrastructures décentralisées), les infrastructures (réseaux de gaz et d’électricité) et la production thermique.

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Engie tourne ainsi un peu plus la page de l’ère Kocher. En juillet 2020, le conseil d’administration du groupe avait déjà sonné le glas de la stratégie de développement tous azimuts dans les services, initiée par l’ex-dirigeante. Les activités de climatisation et de rénovation des bâtiments, employant 74 000 salariés sur un total de 154 000, sont en passe d’être regroupées dans une entité baptisée Bright, qui doit être gérée de façon indépendante au sein d’Engie à partir du 1er juillet.

Les prix « fous » des actifs dans les renouvelables

« Le processus de consultation des instances représentatives du personnel a débuté en février. Nous devrions respecter le calendrier », précise Mme MacGregor. Bright sera ensuite cédé, à travers une introduction en Bourse, ou plus probablement une cession. Bouygues et Spie ont fait part de leur intérêt, de même que des fonds d’investissement. Le désengagement de Bright devrait constituer un pan important des 9 à 10 milliards d’euros de cession prévues entre 2021 et 2023. Engie pourrait également vendre « 10 % à 15 % » du réseau de transport GRTgaz, a indiqué Mme MacGregor.

Là où Engie, cependant, capitalise sur l’impulsion donnée par Mme Kocher, c’est sur les énergies renouvelables, dont Mme MacGregor veut « accélérer » le déploiement. Le solaire et l’éolien absorberont 40 % à 45 % des 15 à 16 milliards d’euros que le groupe prévoit d’investir pour sa croissance sur les trois prochaines années. De quoi porter la capacité de production dans les renouvelables de 31 GW en 2021 à 50 GW en 2025, puis 80 GW en 2030.

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