Femme

Julie Vidal, se guérir soi-même tout en soignant les autres

Quelle est votre histoire ?

Je suis née à Toulouse, mais j’ai grandi à Paris, au sein d’une famille très modeste. J’assimile ma jeunesse à un parcours du combattant, car elle se compose d’expériences très négatives, qui se sont malgré tout avérées très positives avec le temps. À l’âge de 20 ans, j’ai développé une maladie grave, qui m’a poussée à regarder de plus près mon corps, mes émotions et mon mental. J’ai d’abord été traitée avec de la médecine traditionnelle, mais les résultats n’étaient pas au rendez-vous. Je me suis alors orientée vers des médecines alternatives, car ma mère y était très sensible. D’ailleurs, le praticien qui m’a reçue m’a complètement guérie en l’espace de quelques semaines ! Cette rencontre a été le point de départ de qui je suis. Je fais de la médecine de la santé et non de « la médecine de maladie », comme j’aime le dire.

Pourquoi être devenue coach et thérapeute ?

C’est bien sûr lié à ce que j’ai vécu ! Je suis persuadée que les individus aux expériences de vie douloureuses et se passant en très peu de temps ne sont pas uniquement condamnés à les subir. Selon moi, ils devraient utiliser ces épreuves pour avoir un impact sur le monde. Si je reprends mon exemple, je me souviens très bien qu’on m’avait dit à 20 ans que je ne pourrais jamais avoir d’enfants… J’en ai pourtant trois aujourd’hui ! Consciente que j’ai vécu des choses difficiles, je me suis auto-missionnée afin d’élever les autres vers leur guérison, comme mon mentor l’a fait avec moi.

Pouvez-vous décrire en quoi consiste votre activité ?

Sous ma casquette de thérapeute, j’offre des accompagnements holistiques qui aident à l’auto-guérison. Mes outils principaux viennent de la médecine chinoise et de la kinésiologie. Je propose à mes clients des exercices pour dénouer les nœuds énergétiques bloquant nos connexions neuronales qui bloquent les libérations émotionnelles. Cette pratique est utile en cas de troubles du comportement, mais aussi pour soulager la dépression, le burn-out, les schémas répétitifs, etc. En parallèle, je suis coach ! Certains de mes exercices pouvant être réalisés à distance, je les propose en ligne, grâce à différentes formations. J’aide notamment les entrepreneurs à développer leur pensée positive, à écouter leur discours intérieur, et à améliorer leur confiance en eux. Mon rôle est aussi de les accompagner pour créer un écosystème serein, et donc exceller dans leur domaine de compétences. 

Que vous apporte-t-elle, humainement parlant ? 

Être thérapeute et coach, ce ne sont pas des métiers pour moi, mais bien une mission de vie ! Lorsque j’aide quelqu’un, j’ai aussi l’impression de me guérir de mes propres blessures. J’aime écouter les histoires des autres, d’autant plus que souvent, il y a un effet miroir avec la mienne. Cela me permet de les comprendre facilement et de répondre à leurs attentes. Je suis une excellente thérapeute parce que je n’ai pas appris les leçons de l’Univers dans les livres, mais dans la vie réelle. 

Comment l’entrepreneuriat s’est-il imposé à vous ?

Ce genre de thérapie pose un problème de reconnaissance au niveau de l’État. De plus, aucune entreprise ne recrute de kinésiologue ! J’ai dû trouver ma propre identité. Je suis d’un naturel très créatif, alors ce parcours correspond totalement à ma personnalité. L’entrepreneuriat m’a aussi fait grandir, car j’aime toucher à tout, comprendre et apprendre. Au début, j’ai donc lancé mon activité de thérapeute à domicile, puis j’ai ouvert mon propre cabinet. Ma rencontre avec Cassandre Urbain, fondatrice du Networker Magazine, m’a également poussée à faire plus ! Elle m’a en effet encouragée à me faire davantage connaître du public, et c’est grâce à elle que j’ai présenté mes compétences en ligne, sur les réseaux sociaux, mais aussi lors de visioconférences.

D’après vous, votre statut de femme vous a-t-il parfois compliqué la tâche ? 

Je n’ai jamais ressenti que le fait d’être une femme était un problème. En revanche, le milieu de l’entrepreneuriat m’a paru très difficile au premier abord ! Il n’y a aucun entrepreneur dans ma famille, donc je n’avais pas cette culture. D’ailleurs, selon moi la société actuelle ne nous permet pas d’avoir des connaissances sur l’entrepreneuriat, l’argent, la gestion, le mindset… J’ai même eu du mal à trouver des plateformes pour m’aider, et j’ai dû dénicher par moi-même des informations pour me guider et lancer mon entreprise.

Le travail à distance m’a aussi paru difficile au début, car d’ordinaire, les thérapeutes ne s’exposent pas sur les réseaux sociaux. Je ne savais pas par où commencer ni quoi montrer de moi pour mettre les autres en confiance et leur donner envie de s’intéresser à mon travail. J’ai alors décidé d’être simplement moi-même, et tout s’est très bien enchaîné. Aujourd’hui, je travaille beaucoup plus grâce à mes plateformes en ligne plutôt qu’en cabinet ! Internet nous ouvre les portes du monde, et c’est là toute la magie du réseau social.




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