Economie

« Il faut sortir des sentiers battus pour aider l’écosystème des PME qui constitue la charpente des économies africaines »

Tribune Paris abritera le 18 mai un sommet de haut niveau sur le financement des économies africaines. Cet événement, qui réunira plusieurs chefs d’Etat et d’institutions internationales, se tiendra dans un contexte où la pandémie de Covid-19 continue d’asphyxier ces économies, en dépit des stratégies de relance mises en place par les gouvernements avec le soutien de leurs partenaires locaux et internationaux.

Le succès du sommet se mesurera aux solutions concrètes qui y seront proposées face aux besoins de financement importants auxquels le continent fait face pour atténuer l’impact économique et social de la crise sanitaire et renforcer les perspectives d’une relance forte, inclusive et résiliente.

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Bien qu’à terme, cette relance doive être portée par le secteur privé, notamment l’écosystème des PME qui constitue la charpente des économies africaines, elle requiert dans l’immédiat un engagement fort des décideurs africains et des partenaires au développement à sortir des sentiers battus afin de mobiliser les niveaux adéquats de ressources internes et de financements extérieurs.

Pour la relance post-pandémique des économies africaines

Une étape importante a déjà été franchie grâce au consensus obtenu récemment quant à la nécessité d’une allocation des droits de tirage spéciaux (DTS) du FMI à hauteur de 650 milliards de dollars (536 milliards d’euros) . Si cette allocation est approuvée comme prévu par le Conseil d’administration du FMI d’ici à juin, elle devrait permettre à l’Afrique d’obtenir d’ici à la fin de l’année environ 33 milliards de dollars de liquidités supplémentaires dont 70 % reviendraient aux pays situés au sud du Sahara.

Cependant l’allocation de DTS aura encore plus d’impact si elle est complétée par une initiative multilatérale de réallocation des DTS en faveur des pays à faible revenu. L’intention récemment exprimée par le G20 d’œuvrer dans ce sens est à saluer et à concrétiser dans les meilleurs délais. Avec cette émission de DTS, les pays membres de ce forum pourraient à eux seuls mobiliser 100 milliards de dollars en réallouant juste un peu moins du quart de leurs allocations cumulées sous forme de prêts ou de dons.

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Une partie des ressources ainsi collectées pourrait permettre notamment d’augmenter la capacité du FMI à offrir des prêts bonifiés afin de mieux accompagner la mise en œuvre des stratégies de résilience et de relance post-pandémique des économies africaines.

Mieux partager les risques avec le secteur privé

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