Sports

Pierre Ménès, Portolano n’avait rien vu venir

« C’était la plus belle manière de partir mais surtout de continuer ma carrière. » Une nouvelle fois, à l’occasion d’une interview sur le dispositif de M6 pour l’Euro 2020, Marie Portolano évoque dans les colonnes de L’Equipe son documentaire « Je ne suis pas une salope, je suis journaliste » qui a été diffusé au moment de son départ de Canal+. Fière de ce qu’elle a produit, la journaliste-animatrice avoue tout de même qu’elle n’avait pas anticipé le fait que son documentaire allait provoquer autant de remous en interne du côté de Canal+.

Lire aussi : Pierre Ménès, l’incroyable rumeur

« Je ne me suis pas posée la question… Je ne pouvais pas faire un doc sur les femmes dans les médias sportifs, sur le sexisme, sans interroger les gens de ma propre chaîne, explique-t-elle. Je me suis dit :  »Comment décrire ce que j’ai vécu sans apparaître dans le doc ? » Interviewer les gens qui m’avaient entourée, c’était une bonne manière de le faire. J’avais envie que tout se sache. »

« Pierre Ménès ? Je suis gênée par la chasse à l’homme »

Portolano confirme ainsi que sa direction était bel et bien courant que ses journalistes hommes, et notamment Pierre Ménès, allaient être interrogés sur ce sujet sensible. Même si la chaîne de Vincent Bolloré, peu avant la diffusion, a décidé de retirer les scènes concernées, ce qui avait marqué le début de la polémique. « Quand j’ai compris que c’était important pour elle de couper les hommes, je ne me suis pas battue parce que je voulais avant tout que le film existe, confie Marie Portolano. Dans ma première version, je trouvais important que les hommes soient présents parce que je ne voulais pas que ce soit un manifeste de femmes mais un constat de société. Finalement, la parole des femmes a suffi et c’était chouette aussi. »

Au sujet de Pierre Ménès, Marie Portolano se disait « mal à l’aise », il y a quelques jours, dans un autre entretien accordé à Ouest-France. Elle reste sur la même longueur d’onde, et ne souhaite pas se mouiller au sujet de l’avenir de son ancien collègue. « Je suis gênée par la chasse à l’homme dont il est victime. Je ne voulais pas que le travail que j’ai accompli pour apaiser les choses, pour libérer la parole des femmes, provoque le malheur d’une seule personne. Vraiment, ce n’était pas mon but, assure-t-elle. Est-ce que sa place est toujours au  »CFC » ? Ce n’est pas à moi d’en décider… »

Lire aussi :Pierre Ménès, et ça continue….Affaire Ménès: nouveau coup de tonnerre à Canal+Affaire Ménès, la décision radicale de Canal+


Source link

Afficher plus

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page