Politiques

Les premières leçons politiques des élections départementales après le dépôt des listes

Les élections départementales auront lieu les 20 et 27 juin prochains. 
Les élections départementales auront lieu les 20 et 27 juin prochains.  (JEAN-FRAN?OIS FREY / MAXPPP)

En votant lors des régionales, vous voterez aussi pour les élections départementales. Les listes viennent d’être déposées en préfecture et on peut déjà en tirer plusieurs enseignements. Le premier : le parti majoritaire à l’Assemblée n’a toujours pas réussi son implantation locale. Aucun candidat étiqueté La République en marche dans les Ardennes, même chose dans le Cher, un seul en Corrèze, et la liste n’est pas exhaustive. L’implantation est très faible aussi dans les départements où le RN est puissant : présence dans un canton sur 17 dans les Pyrénées-Orientales, deux sur 23 dans le Gard, ou encore deux sur 21 dans l’Aisne. Les candidats LREM présents le sont souvent uniquement dans les villes. Les Marcheurs apparaissent totalement absents des zones rurales. Voilà qui explique mieux pourquoi les cadres du mouvement reconnaissent ne se fixer aucun objectif pour ce scrutin.

En revanche, quand il est présent, le parti d’Emmanuel Macron est le plus souvent arrimé à la droite. En local, loin des caméras, les alliances semble se tisser plus facilement. Pas de psychodrame national en Haute-Garonne, où LR fait alliance avec La République en marche dans certains cantons. Il y a aussi la liste “Ensemble la Seine-Maritime”, estampillée LR-LREM. En Isère, la droite sortante accueille des membres du MoDem, mais aussi quelques Marcheurs. Un petit air de recomposition politique qui passe sous les radars : “Paris ne regarde pas ce qui se passe en local”, explique un des dirigeants de la droite. Et parfois, il ne vaut peut-être mieux pas : dans le Tarn-et-Garonne, les candidats de deux cantons sont soutenus à la fois par Les Républicains et … par le Rassemblement National. 

Malgré ces changements, il semble peu probable que les exécutifs locaux sortent chamboulés de ce scrutin. Schématiquement, le paysage départemental, c’est, au Nord d’une ligne Bretagne-Bouches-du-Rhône, une France des départements à droite. Au Sud de cette ligne, des départements à gauche, avec quelques tâches centristes.

Le mode de scrutin majoritaire favorise la stabilité, mais au RN on espère une poussée, en résonance avec les sondages nationaux : “Si Marine Le Pen, dit un cadre du parti, est donnée à 48% au second tour de la présidentielle, c’est bien qu’il doit y avoir des zones où on est à plus de 50%”. En clair, des cantons pourraient basculer, dans le Vaucluse, le Gard, l’Aisne, ou encore le Pas-de-Calais. Mais de là à ce que le RN remporte un ou deux départements, ce serait quand même une vraie surprise.


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