Economie

Elon Musk annonce qu’il n’acceptera plus de bitcoins pour payer ses Teslas et bouscule la cryptomonnaie

Elon Musk en visite sur le chantier d’une future usine Tesla, près de Berlin, le 3 septembre 2020.

Tous les naïfs qui prennent Elon Musk pour un geek déjanté, ont essuyé, mercredi 12 mai, un sérieux démenti. Le PDG de Tesla, numéro un mondial de la voiture électrique, a annoncé que son entreprise n’accepterait plus les bitcoins en paiement de ses automobiles. L’affaire a fait l’effet d’une bombe, le cours de la cryptomonnaie reculant de plus de 7 000 dollars pour s’établir environ à 50 000 dollars (41 500 euros) dans la soirée, soit un recul proche de 12 %.

Elon Musk, deuxième homme le plus riche du monde derrière Jeff Bezos, fondateur d’Amazon, avance des arguments environnementaux. « Nous sommes préoccupés par l’utilisation croissante de combustibles fossiles pour le minage” [la création] et les transactions de bitcoins, en particulier le charbon », explique M. Musk sur Twitter.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Le bitcoin, gouffre énergétique et péril climatique

Le patron de Tesla a fait de la lutte contre le réchauffement climatique, via le véhicule électrique et son entreprise d’énergie solaire Solar City, un de ses chevaux de bataille. Dans la foulée de l’avènement de Donald Trump à la Maison Blanche, Elon Musk, qui a une philosophie libertarienne, avait été le premier à quitter le groupe de patrons-conseillers de la Maison Blanche, en raison du retrait, début 2017, de l’accord de Paris sur le climat.

Sa passion pour le bitcoin, dont la création, notamment en Chine ou en Islande, mobilise une énergie démesurée, l’équivalent de la consommation d’un pays comme la Suède, entrait en collision avec ce credo et aurait sans doute sapé l’image « verte » de Tesla, même si ces voitures sont des objets de luxe très lourds, difficile à déplacer.

La twittosphère s’indigne et accuse Elon Musk

Au-delà de l’enjeu environnemental, il existe sans doute une interrogation chez Elon Musk : tout ne tourne pas rond dans le monde des cryptodevises. Le patron de Tesla s’en est entiché depuis des années. Cet hiver, il a fait progresser par ses tweets une cryptomonnaie créée pour rire, le dogecoin, parodie de bitcoins. Mais ces monnaies n’ayant aucun sous-jacent, aucune stabilité, ont-elles d’autre utilité que de faire rire, ou pleurer, si ce n’est d’être un instrument occulte qui permet aussi de blanchir de l’argent ?

Elon Musk, qui était la guest star de l’émission comique « Saturday Night Live » sur NBC samedi 8 mai, avait déjà vendu la mèche : interrogé sans relâche dans un sketch hilarant sur la nature du dogecoin, il avait fini par répondre que c’est une « arnaque », provoquant la glissade de près d’un tiers dudit dogecoin.

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