Economie

A une semaine de leur réouverture, les commerces se préparent

Le Forum des Halles, à Paris, le 20 mars 2021.

« Tout cela va dans le bon sens. On croise les doigts. » Gontran Thüring, délégué général du Conseil national des centres commerciaux (CNCC) s’est montré plutôt « satisfait » des annonces faites par le premier ministre Jean Castex dans les colonnes du Parisien, mardi 11 mai. Et, notamment, de la confirmation que tous les magasins, quels que soient leur taille et leur lieu d’implantation, rouvriraient bien le 19 mai – comme les rayons non alimentaires des grandes surfaces – , conformément aux annonces du président de la République, Emmanuel Macron, dans la presse quotidienne régionale, le 30 avril. Les plus grandes surfaces et les centres commerciaux excédant 20 000 m2 avaient baissé le rideau depuis le 31 janvier, et les plus petits magasins, le 3 avril.

La nouveauté : le nombre de clients pouvant être admis en même temps dans un magasin sera identique au protocole en vigueur lors de leur fermeture et s’assouplira progressivement jusqu’à disparaître le 30 juin : d’abord un client pour 8 mètres carrés et un seul client pour les boutiques les plus petites, puis un client pour 4 mètres carrés à partir du 9 juin.

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Les commerces avaient eu connaissance de ces éléments lors d’un point téléphonique la semaine passée, avec Bruno Le Maire, ministre de l’économie, et Alain Griset, le ministre délégué aux PME. Au sortir de cette réunion, les associations professionnelles de commerçants avaient surtout été rassurées d’apprendre que le calendrier dessiné par le chef de l’Etat n’allait a priori pas être de nouveau bousculé.

Elles ont également été satisfaites de découvrir ces jours-ci que la demande des commerçants de pouvoir ouvrir le dimanche, s’ils le souhaitent et conformément à la réglementation sur le travail dominical, avait été exaucée. Cela afin de rattraper une partie de leur manque à gagner. La ministre du travail, Elisabeth Borne a adressé, lundi 10 mai, une instruction aux préfets afin qu’ils engagent des concertations locales pour accorder par arrêté des dérogations exceptionnelles au travail dominical.

Cacophonie et paperasse

Mais la mise en œuvre de ces autorisations d’ouverture du dimanche « risque d’être à nouveau folklorique car ces décisions sont de nouveau dans la main des préfets. Or on sait très bien que certains d’entre eux sont moins libéraux que d’autres en la matière. On aurait préféré un mot d’ordre centralisé au niveau de l’Etat », indique M. Thüring. Au tournant de l’année, déjà, une configuration identique avait déclenché une certaine cacophonie et surtout beaucoup de paperasse.

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