Economie

A Saint-Ouen, en 2028, un hôpital hyperflexible signé Renzo Piano

Maquette du concours.

C’est à l’unanimité que le jury du concours pour la maîtrise d’œuvre de l’hôpital de Saint-Ouen Grand Paris-Nord, présidé par Martin Hirsch, directeur de l’AP-HP, a porté son choix, le 3 mars, sur l’équipe formée par RPBW, l’agence mondialement célèbre de Renzo Piano, et Brunet Saunier, grand spécialiste français de l’architecture des hôpitaux. Jugé meilleur sur le plan de la fonctionnalité, de l’évolutivité autant que de l’inscription dans le tissu urbain, leur projet intègre les principes d’hyperflexibilité théorisés par Brunet Saunier et l’écriture tout en rationalité géométrique, en jeux de lumière et transparence aérienne de Renzo Piano.

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Un bel exploit en regard de ce concours plus qu’ingrat, qui demandait d’insérer un équipement colossal, voué à remplacer les hôpitaux Bichat et Beaujon, sur une parcelle notoirement sous-dimensionnée – un triangle de 4,5 hectares, actuellement occupé par une vieille (et très belle) usine de pièces détachées du groupe PSA, situé dans le tissu ultra-dense du centre de Saint-Ouen et bordé par une voie ferrée qui séparera de fait l’hôpital de l’université avec laquelle il doit former un grand campus de santé.

Une voie étroite

Le choix de ce terrain fut lourd de conséquences. Il a d’emblée conduit la maîtrise d’ouvrage, comme l’a relevé l’Autorité environnementale dans son avis du 21 avril 2021, à renoncer à des éléments de programme comme « l’hôtel hospitalier, essentiel à l’orientation ambulatoire du site, et la maison des patients » et à « solliciter des dérogations assez importantes au PLUi de Plaine Commune en vue de diviser par trois les prescriptions d’espace libre, par cinq celles relatives aux espaces végétalisés et par sept celles relatives à la proportion de pleine terre ».

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Autant dire que pour les architectes, la voie était étroite. Cela n’a pas empêché les finalistes de présenter des options très diverses. Eclatée et fondue dans la ville pour le tandem formé par Groupe 6 et OMA, qui a ventilé le programme en quatre volumes hétérogènes reliés entre eux, mais séparés par une artère urbaine. Tout en intériorité pour Michel Beauvais, VK Studios et Baumschlager Eberle qui ont imaginé un bâtiment unique, saturant la parcelle de son volume percé d’une grande cour et de moult patios. Entre ces deux extrêmes, les projets de RPBW/Brunet Saunier et Architecture Studio (associé au designer Patrick Jouin) traduisaient une recherche d’optimum entre l’efficacité et l’intégration urbaine qui a retenu l’attention du jury.

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