Economie

Liberty Steel cherche des repreneurs éventuels pour Ascoval et Hayange

Le drapeau de Liberty Steel flotte au-dessus de l’aciérie de Dalzell, en Écosse, en Grande-Bretagne, le 8 avril 2016.

Moins d’un an après avoir racheté les sites français Ascoval et Hayange, le groupe sidérurgique Liberty Steel a lancé la recherche de repreneurs, a-t-on appris, samedi 8 mai, auprès de l’entreprise. Le groupe britannique, dans la tourmente à cause des difficultés de son propriétaire le magnat Sanjeev Gupta, reste toutefois en quête de financement pour sauver Ascoval et Hayange.

« Nous restons confiants dans notre capacité à sécuriser de nouveaux financements », mais « dans le même temps, nous avons commencé, par prudence, à explorer des options de vente pour ces entreprises et nous inviterons les parties intéressées à soumettre des offres », a indiqué le groupe dans une déclaration transmise à l’Agence France-Presse, confirmant des informations du Financial Times.

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Liberty Steel, propriétaire notamment de l’aciérie Ascoval située à Saint-Saulve (Nord) et de l’usine de rails de Hayange (Moselle), fait face à des difficultés, dans le sillage du dépôt de bilan de la société britannique de financement Greensill. Cette dernière est un important financeur de la maison-mère de Liberty Steel, GFG Alliance, propriété du magnat indo-britannique de l’acier Sanjeev Gupta.

L’entreprise a mandaté la banque Rothschild pour ce projet de cession, ont fait savoir à l’AFP plusieurs sources concordantes.

20 millions d’euros à trouver

« Pour l’instant, Sanjeev Gupta cherche toujours à se refinancer, mais officiellement, on se met en condition pour une mise en vente s’il ne trouve pas les fonds nécessaires pour maintenir Hayange et Ascoval », a réagi à l’AFP Grégory Zabot, élu CFDT du site de Hayange. « Les deux processus sont en parallèle », a-t-il ajouté craignant surtout que cela ne repousse voire annule des investissements prévus à l’été sur le site.

L’Etat a annoncé fin mars qu’il allait débloquer un prêt de 20 millions d’euros à Ascoval pour permettre à l’aciérie, à l’histoire déjà mouvementée, de payer les salaires et de poursuivre l’activité. Mais selon Nacim Bardi, délégué CGT du site, Liberty Steel doit encore trouver 20 millions d’euros supplémentaires.

« Au moment où on a eu le CSE extraordinaire [le 29 avril] Liberty n’était pas vendeur, Liberty était toujours à la recherche des 20 millions. Après peut-être que la donne a changé, si maintenant il est vendeur, tant mieux. (…) Nous on veut un nouveau repreneur », a-t-il affirmé à l’AFP. « Etant donné la vigueur du marché de l’acier et la grande qualité des produits que nous faisons, nous restons confiant dans notre capacité à sécuriser de nouveaux financements », affirme samedi Liberty Steel.

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Contacté, le ministère de l’économie n’a pas souhaité faire de commentaire. Outre Liberty Steel, la faillite de Greensill a aussi mis en difficulté d’autres activités de la galaxie Gupta en France. Les trois équipementiers automobiles appartenant au groupe Alvance ont été placés en redressement judiciaire fin avril.

Il s’agit des sites Alvance Poitou Fonte et Alvance Aluminium Poitou, situés à Ingrandes (Vienne), ainsi que d’Aluminium Wheels situé à Diors près de Châteauroux (Indre), qui totalisent environ 850 salariés. Pour éviter sa liquidation et donner le temps de trouver un repreneur, l’Etat a octroyé début mai un prêt de 10 millions d’euros à la société Alvance.

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Le Monde avec AFP


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