Politiques

“Dans le contexte de déconfiture actuel, on a une carte à jouer”, espère le candidat EELV

Jean-Laurent Félizia, candidat EELV pour les élections régionales en Paca, en
Jean-Laurent Félizia, candidat EELV pour les élections régionales en Paca, en (PHOTOPQR/LA PROVENCE/MAXPPP)

À la tête d’une liste d’union de la gauche pour les élections régionales qui rassemble EELV, le PS, Génération.s, le PCF ou encore Place publique mais pas La France insoumise, Jean-Laurent Félizia, candidat écologiste en Paca est “ravi d’avoir fait ce rassemblement”.“Dans le contexte de déconfiture actuel, on a une carte à jouer”, estime-t-il vendredi 7 mai sur franceinfo. 

franceinfo : Vous avez fait l’union de la gauche sans La France insoumise. Pourquoi l’avoir écartée ?

Jean-Laurent Félizia : On ne peut pas parler d’écarter. On ne peut pas faire avec eux aujourd’hui, mais ça n’empêche pas de se retrouver à un moment donné de ce scrutin régional. Nous sommes ravis d’avoir fait ce rassemblement. Certes, ça a pris un peu de temps mais quand nous co-construisons des attelages qui partent d’un pôle écologiste et qui vont jusqu’au Parti communiste français, il faut s’appliquer. Pour l’instant, on tient notre ligne politique et notre ligne stratégique.

On aura sans doute des personnalités dites de la société civile dans nos six listes départementales.

Jean-Laurent Félizia

à franceinfo

On ne sera pas défié par un autre bulletin vert et je pense que dans le contexte de déconfiture actuel, on a une carte à jouer.

Le feuilleton des Républicains, vous en pensez quoi ?

Je n’en pense rien puisque, étant moi-même élu dans une commune du Var [conseiller municipal au Lavandou] dont le maire est Républicain, la ligne politique est quelquefois confuse. Aujourd’hui, je me demande si leur stratégie est définie pour perpétuer une politique ou s’il s’agit tout simplement de conserver des strapontins. Je trouve Sophie Cluzel [qui maintient finalement sa liste LREM] courageuse compte tenu de la situation où les uns sont partis d’un côté, les autres sont revenus de l’autre. Je considère que c’est une femme politique qui a du mérite aujourd’hui de rester campée sur sa première décision d’être candidate à cette élection.

Quel est votre regard sur le drame d’Avignon alors que l’auteur du meurtre du brigadier Éric Masson est toujours en fuite ?

Un cap a été franchi et il nous oblige à prendre des responsabilités. Ce drame montre à quel point il y a une misère, pour ne pas dire une paupérisation de certains quartiers, qui amène des populations à se retrouver vulnérables, et qui met également en difficulté les forces de l’ordre. Donc, oui, il y a forcément une urgence sociale à relier avec des problèmes de sécurité et de tranquillité publique. La région doit réparer ces inégalités de territoire, que ce soit pour les transports, mais aussi pour assister de manière solidaire des populations qui sont vulnérables et qui, elles aussi, méritent l’égalité face au ciment de la République.


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