Economie

Comment sortir du dispositif des prêts garantis par l’Etat ?

Tribune. La question des modalités de sortie du dispositif des prêts garantis par l’Etat (PGE) devient de plus en plus pressante à mesure que la sortie de crise s’approche : pour repartir, pour investir et pour embaucher, les entreprises ayant bénéficié des PGE ont besoin de visibilité.

Certes, les entreprises, bien que confrontées à une nouvelle vague de restrictions en début d’année, n’ont pas eu recours massivement aux PGE dans les premiers mois de 2021. Le montant total des PGE est passé de 128 milliards d’euros mi-décembre 2020 à 135 milliards d’euros début avril 2021. Cela signifie que les PGE octroyés début 2020 ont permis de constituer un coussin de sécurité dont les entreprises bénéficient encore aujourd’hui.

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Mais leur poids reste néanmoins important, alors qu’ils constituent des passifs sans actifs qui ne créent pas de valeur pour les entreprises et que leur remboursement peut peser sur la capacité d’investissement des entreprises.

Les incertitudes sur les modalités de sortie des PEG

Lors du lancement du dispositif en mars 2020, le mécanisme des PGE prévoyait que les premiers remboursements interviendraient un an après la date d’octroi du prêt. Compte tenu de la situation sanitaire, le calendrier de remboursement a été assoupli par Bercy, qui a ouvert la possibilité aux entreprises qui le souhaitent de ne commencer à rembourser qu’à compter d’avril 2022.

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Le gouvernement se montre très flexible à l’égard des entreprises débitrices, et ne semble pas pressé de clarifier les modalités de sortie des dispositifs de soutien. Il est tiraillé entre deux objectifs. D’un côté, ménager les comptes publics en faisant porter par les entreprises bénéficiaires le remboursement des PGE et limiter la facture des non-remboursements, déjà estimée entre 5 et 7 milliards d’euros par la Banque de France.

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D’un autre côté, éviter à tout prix que la sortie des PGE ne bloque la reprise de l’économie française en pesant sur les finances des entreprises bénéficiaires. Sur cette ligne de crête, le décalage des échéances est une solution logique à court terme, mais elle ne change rien au problème fondamental des PGE, et prolonge l’incertitude des entreprises quant aux modalités de sortie.

Un frein au rebond post-crise pour les entreprises

Face aux PGE, toutes les entreprises ne sont pas logées à la même enseigne. Si certaines d’entre elles ont consommé les liquidités, 70 % des TPE-PME qui ont souscrit un PGE n’ont pas ou peu consommé les fonds, selon le baromètre Bpifrance de février 2021. Ces entreprises sont donc aujourd’hui en capacité de rembourser leurs prêts.

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