Economie

Plan de relance dans les territoires, l’heure du premier bilan

Huit mois après le lancement du plan de relance de l’économie baptisé France relance, trois ministres, Bruno Le Maire (économie et finances), Jacqueline Gourault (cohésion des territoires) et Olivier Dussopt (comptes publics) dressaient, jeudi 6 mai, un premier bilan de son déploiement en direction des collectivités territoriales. Sur les 100 milliards d’euros de ce plan de relance – dont 30 milliards ont déjà été engagés et 40 milliards supplémentaires devraient l’être à la fin de l’année 2021 –, 10,5 milliards d’euros leur sont consacrés. Début mai, la moitié (5,5 milliards) avait été mobilisée.

Une première partie de ce dispositif est destinée à soutenir l’investissement local en apportant un financement supplémentaire de 2,5 milliards d’euros. D’ores et déjà, 2 milliards ont été attribués, permettant de soutenir plus de 9 000 projets locaux générant au total 6 milliards d’euros de commande publique. Ces financements ont été mis directement à disposition des préfets : ce sont eux qui examinent les dossiers déposés par les collectivités et attribuent les subventions.

Ainsi, 2 000 bâtiments scolaires – plus de 300 lycées, 230 collèges, 1 450 écoles du premier degré – vont bénéficier d’une subvention pour la rénovation énergétique ou la mise en accessibilité. Ce sont aussi plus de 70 centres médicaux de proximité ou maisons de santé pluridisciplinaires qui ont pu être créés ou aménagés. Ou encore 1 300 kilomètres de pistes cyclables.

S’y ajoutent des dispositifs sectoriels, comme le « fonds friche » destiné à la réhabilitation des friches industrielles. Initialement doté de 260 millions d’euros, auxquels s’ajoutent 40 millions d’euros de l’Ademe pour les friches polluées, il rencontre un succès qui dépasse largement les prévisions. « La demande est six fois supérieure », a indiqué M. Le Maire, ce qui entraînera probablement un redéploiement de crédits sur ce fonds.

« Les territoires ruraux tirent leur épingle du jeu »

Le gouvernement veut « tordre le cou » à l’idée répandue que ces financements bénéficieraient prioritairement aux métropoles ou aux collectivités disposant de moyens importants en ingénierie. « Les territoires ruraux et les quartiers prioritaires de la politique de la ville tirent bien leur épingle du jeu, assure le ministère de la cohésion des territoires. Les préfets vont chercher des projets dans les territoires fragiles et aident les collectivités à monter les dossiers si nécessaire. » Ainsi, les communes classées en zone de revitalisation rurale (ZRR) ont bénéficié de 22 % de l’enveloppe communale de dotation exceptionnelle France relance et celles dont plus de 15 % de la population réside en quartier prioritaire de la ville (QPV) s’en sont vu attribuer 27 % ; 60 lycées situés en ZRR et 100 lycées en QPV vont bénéficier de la dotation régionale pour effectuer des travaux de rénovation thermique.

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