Economie

Barbara Pompili appelle Total à la « transparence »

Siège du groupe Total, à La Défense, dans les Hauts-de-Seine.

Interrogée mercredi sur les révélations du Monde sur le montage financier du groupe Total en Birmanie, la ministre de la transition écologique a demandé à la compagnie de faire « toute la transparence sur cette affaire ». Barbara Pompili a déclaré sur Franceinfo :

« Je considère que Total sur ce sujet doit faire toute la transparence et nous dire si oui ou non il y a des flux financiers qui peuvent alimenter la junte birmane. Si c’est le cas, il faudra en tirer les conséquences. »

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Selon des documents consultés par Le Monde, le groupe français a mis en place un système de partage des revenus avec la junte, en passant par les Bermudes. Ce dispositif, mis en place dans les années 1990, consiste à déplacer les revenus des opérations sur l’entreprise chargée du transport du gaz, moins taxée et domiciliée dans un paradis fiscal. Des centaines de millions de dollars provenant des ventes du gaz sont ainsi détournées des caisses de l’Etat birman vers la Myanmar Oil and Gas Enterprise (MOGE), une entreprise publique à la gestion opaque, contrôlée par les militaires. Total se défend en assurant qu’il s’agit d’un « schéma classique » et qu’« il n’y a pas de profits extraordinaires ».

Interpellée sur le fait de savoir si elle allait échanger avec le PDG de Total, Mme Pompili a assuré, sans plus de précisions : « Il va y avoir d’autres personnes que moi qui vont parler à Patrick Pouyanné ». « Encore une fois, la France est très claire vis-à-vis de la junte birmane, nous avons condamné ce coup d’Etat, nous avons considéré qu’il était normal de prendre des mesures », a rappelé la ministre, avant d’ajouter : « Nous ne pouvons pas cautionner qu’il y ait des flux financiers qui alimentent cette junte et Total doit être transparent sur le sujet. »

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Le Monde




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