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A Limoges, une route en liège pour réduire la pollution sonore

A Limoges, la société Colas est actuellement en train de tester un inédit enrobé composé de liège, visant à réduire la pollution sonore engendrée par les voitures.

Aujourd’hui, s’il y a bien un matériau qui est au top de la tendance, c’est le liège. C’est bien simple, on le trouve partout : dans la déco, dans la mode et même dans les voitures, et notamment dans l’habitacle du nouveau Mazda MX-30. Imperméable et ignifuge, résistant et constituant une très bonne alternative au cuir, notamment en maroquinerie, le liège possède une foule d’avantage qui lui permet d’être utilisé dans tous les domaines, puisqu’il peut servir de base à la fabrication de petits objets ou être utilisé comme isolant pour les bâtiments. Mais saviez-vous que vous pourrez peut-être un jour rouler sur des routes composé de ce matériau ? Sans doute, alors que des expérimentations sont déjà en cours afin de créer un enrobé fait à base de liège. Le but ? Réduire la pollution sonore, engendrée par les bruits de moteurs mais surtout de roulement des voitures en circulation.

C’est à Limoges qu’a lieux cette expérience, menée par la société Colas, spécialisée dans les travaux publics. Une partie du boulevard de la Valoine, soit environ 330 mètres a donc été recouvert de cet enrobé bien spécial, composé à 1 % de liège. Deux autres portions ont été habillées d’un asphalte classique et d’un enrobé phonique tout à fait classique, afin de mesurer l’efficacité de cette nouvelle méthode expérimentale par rapport aux solutions déjà existantes. Comme l’explique Yoann Feix, directeur de travaux chez Colas à nos confères de France 3 Nouvelle Aquitaine au sujet du liège « nous en avons incoproré 1%. Il vient d’une usine d’Alsace qui fait de l’isolation. Ce sont les déchets des découpes que nous récupérons. Cela nous demande un peu plus de main d’oeuvre pour incorporer le liège mais sinon l’application reste la même ». Autant dire que ce nouvel enrobé est donc en plus tout à fait écologique, puisque le liège utilisé aurait été perdu s’il n’avait pas été réutilisé pour cet usage.

Trois ans de tests

Déjà connu pour ses propriétés isolantes, le liège était donc un choix logique pour réduire les bruits de roulement des véhicules circulant sur la chaussée, comme l’explique Patrick Tardieux, directeur des études techniques de Limoges Métropole. « A la base le liège c’est un isolant thermique et phonique déjà bien connu […] L’idée c’était de voir si techniquement on pouvait l’intégrer à l’enrobé et comment il se comporte dedans et ensuite de voir quel est l’effet sur le bruit. On va mesurer le bruit sur les différentes portions et on verra quelle est la différence ». Cependant, ce matériau reste encore assez onéreux, d’où l’importance du recyclage, qui pourrait alors faire baisser les coûts de manière importante, permettant ainsi de convaincre les collectivités d’opter pour cette solution écologique.

Pas moins de trois ans seront nécessaires pour juger de l’efficacité de ce dispositif, qui pourrait alors à terme être installé dans d’autres partie de la ville lors de prochaines rénovations. En attendant, un autre test sera mené sur une artère plus fréquentée, comme le souligne Patrick Tardieux : « C’est une avenue structurante de Limoges avec une limitation de vitesse à 50 kilomètre par heure et beaucoup de trafic. L’idée est donc de voir ce que ça donne sur ce type de voie et de mesurer si ça améliore le cadre de vie des riverains ».

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