Economie

à Paris, des écoles toujours au-dessus des normes sanitaires

Un garçon ajuste son masque avant d’entrer dans son école primaire, à Paris, le 26 avril 2021.

A quels niveaux de pollution de l’air sont exposés les petits Parisiens lorsqu’ils sont à l’école ? En mars 2019, Le Monde avait publié, avec l’association Respire, une première carte des écoles de Paris. Cette cartographie inédite révélait que les concentrations de polluants mesurées aux abords immédiats des établissements scolaires (de la crèche au lycée) dépassaient souvent et parfois dans des proportions inquiétantes les limites recommandées par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). La maire de Paris, Anne Hidalgo, s’était alors engagée à jouer la carte de la « transparence totale » et à lancer une « campagne de mesures de la pollution dans les cours des crèches, des écoles et des collèges ».

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Les résultats de cette campagne ont été présentés mardi 4 mai, en fin de journée, aux enseignants et aux représentants des parents d’élèves des établissements concernés par cette expérimentation. Réalisée par Airparif, l’organisme chargé de la surveillance de la qualité de l’air en Ile-de-France, l’étude a porté sur 44 crèches, écoles et collèges identifiés comme des points chauds sur la carte de Respire. Pendant un an, de septembre 2019 à septembre 2020, plusieurs outils de mesure – dont 140 microcapteurs financés par Bloomberg Philanthropies – ont été installés dans les cours et les rues adjacentes, en complément des 16 stations automatiques de référence du réseau Airparif.

Un « effet écran » des murs

Deux polluants ont été surveillés : le dioxyde d’azote (NO2), gaz toxique émis principalement par le trafic routier et en particulier par les diesels, et les particules fines (PM2,5, inférieures à 2,5 micromètres), les plus dangereuses pour la santé, car pénétrant plus profondément dans l’organisme. En préambule, Airparif note que les niveaux relevés sont très certainement sous-évalués : une partie des mesures a été réalisée durant le confinement, période marquée par une chute historique des émissions de NO2 (jusqu’à -60 %), liées à celle de la circulation automobile.

Il n’empêche. Concernant l’exposition au NO2, les résultats de l’expérimentation rassureront très certainement les parents d’élèves. Les niveaux mesurés dans l’ensemble des cours sont inférieurs aux seuils de l’OMS (40 µg/m3 en moyenne annuelle), même si certains s’en approchent, comme dans le cas de la crèche Pyrénées (36 µg/m3), dans le 20e arrondissement. L’étude montre par ailleurs qu’ils décroissent significativement en fonction de l’éloignement par rapport à l’axe routier le plus proche : les concentrations relevées dans les cours sont en moyenne inférieures de 36 % à celles mesurées dans les rues adjacentes aux établissements. Airparif souligne un « effet écran des bâtiments et des murs » . D’ailleurs, le seul établissement où les niveaux de NO2 sont équivalents entre la rue et la cour (l’école Etienne Marcel, dans le 2e arrondissement) ne possède pas de mur de séparation.

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