Economie

A Paris, la CGT prise pour cible à la fin du défilé du 1er-Mai

Manifestation de la CGT, lors du défilé du 1er-Mai, à Paris, cette année.

La CGT a été violemment prise à partie à l’issue du défilé du 1er-Mai, samedi à Paris. Dans un communiqué publié dans la soirée, la confédération a indiqué que 21 de ses militants avaient été blessés, « dont quatre graves ». Hospitalisés, ces derniers sont sortis dimanche. « Insultes homophobes, sexistes, racistes ont précédé des actes de vandalisme des véhicules des organisations », a détaillé la centrale, évoquant « un déchaînement de coups et de jets de projectiles » de la part d’« un important groupe d’individus, dont certains se revendiquant gilets jaunes ». « La CGT était particulièrement ciblée », selon le syndicat. Une enquête pour « violences volontaires » et « dégradations » en réunion a été ouverte, a fait savoir le parquet de Paris dimanche 2 mai.

C’est en arrivant place de la Nation, samedi en fin d’après-midi, que les incidents ont éclaté. Sur son parcours, le défilé, qui a réuni à l’appel de la CGT, Force ouvrière, Solidaires et la FSU entre 17 000 et 25 000 personnes selon les sources, avait déjà été émaillé de quelques tensions entre force de l’ordre et black blocs notamment. Résultat : pendant près de deux heures, la manifestation a été bloquée au niveau du métro Saint-Ambroise. Le cortège, par ailleurs festif pour célébrer cette Journée internationale des travailleurs, a fini par redémarrer pour atteindre son point de dispersion. Mais aux alentours de 18 heures, quand les troupes de la CGT pénètrent sur la place de la Nation, plusieurs de leurs camionnettes sont visées.

Retrouvez notre reportage : A Paris, un 1er-Mai marqué par des tensions

« Une ambiance de lynchage »

Des « CGT collabos » ainsi que d’autres insultes fusent. En première ligne à ce moment-là, Valérie Lesage, secrétaire générale de l’union régionale CGT d’Ile-de-France, se dit encore « un peu secouée ». « L’avenue où l’on devait sortir était bloquée par les forces de l’ordre, raconte-t-elle. C’est là que la première vague de violences est tombée, certains étaient armés de bâtons, d’autres lançaient des projectiles, d’autres encore essayaient de détruire les camionnettes. » Le ballon du véhicule de la CGT des Yvelines a été arraché avant d’être brûlé. « Il y a eu des échauffourées car des camarades sont venus défendre les camionnettes », poursuit Mme Lesage.

Karl Ghazi, porte-parole de la CGT-Commerce, dépeint « une ambiance de lynchage ». « C’était horrible », lâche-t-il. « On allait vers la sortie qui figurait sur la déclaration [de manifestation] mais les flics n’ont laissé passer qu’un camion et ont bloqué à partir du deuxième, affirme-t-il. C’est à ce moment-là que les militants ont commencé à être pris à partie physiquement. [Des individus] essayaient d’entrer dans les véhicules, ils arrachaient des “trophées” comme l’avion de la CGT Roissy et ils ont pété la gueule à certains dans les camions. »

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