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Hassan Diab: le Premier ministre par intérim du Liban mis en examen pour l’explosion de Beyrouth

Diab, ainsi que deux anciens ministres des Travaux publics et un ex-ministre des Finances, ont été accusés jeudi de négligence criminelle “qui a entraîné la mort et le tort de centaines de personnes” dans l’explosion du 4 août, selon National Agence de presse.

Ce sont les actes d’accusation les plus médiatisés dans l’enquête sur une explosion qui aurait été causée par l’explosion de milliers de tonnes de nitrate d’ammonium, stockées pendant des années dans le port de la capitale libanaise.

Le juge Fadi Sawan, qui enquête sur l’incident, devrait interroger Diab et les ex-ministres la semaine prochaine.

“La conscience du Premier ministre est claire. Il est convaincu que ses mains sont propres et qu’il a traité le dossier de l’explosion du port de Beyrouth de manière responsable et transparente”, lit-on jeudi dans un communiqué du bureau de Diab. “Hassan Diab ne permettra à la Premiership d’être ciblée par aucune partie.”

Le gouvernement de Diab, qui a démissionné à la suite de l’explosion et sera remplacé lors de la formation d’un nouveau cabinet, a reconnu à plusieurs reprises avoir reçu des avertissements préalables sur les dangers posés par le stockage des matières explosives au port.

Les gouvernements précédents ont également été informés de l’existence de l’entrepôt, mais personne n’a abordé le problème.

On ne sait pas ce qui a déclenché la détonation du matériel, mais les responsables gouvernementaux ont déclaré qu’ils n’avaient pas exclu le sabotage.

L’explosion a détruit une grande partie de la zone côtière orientale de Beyrouth, tuant plus de 204 personnes, en blessant au moins 6 500 et en éloignant environ 300 000 de leurs maisons.

Deux des ex-ministres inculpés – l’ancien ministre des Finances Ali Hassan Khalil et l’ancien ministre des Travaux publics Youssef Fenianos – ont récemment été sanctionnés par l’administration Trump pour des liens avec le Hezbollah.

Les rues libanaises, déjà en proie à une crise financière, à une crise politique et à une pandémie mondiale, ont connu une colère généralisée face à l’explosion. Les manifestants ont vivement critiqué l’enquête, qu’ils considèrent comme lente et manquant de transparence et d’indépendance.


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