Economie

Foire d’empoigne autour de l’entreprise d’événementiel Comexposium

L’annulation du Salon du Bourget prévu en juin 2021 sonne comme une mauvaise nouvelle de plus dans un secteur mis à mal par la pandémie : rien ne va plus pour les organisateurs de foires et autres Salons. Le numéro un français, Comexposium, la société derrière la Foire de Paris, le Salon de l’étudiant ou encore le Salon international de l’agriculture, a choisi de faire le gros dos en se plaçant, le 22 septembre, sous la protection du Tribunal de commerce de Nanterre, par le biais d’une procédure de sauvegarde.

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Cette procédure permet de geler les créances pendant une période d’observation de six mois, qui peut être prolongée d’autant. De quoi préserver la capacité du numéro trois mondial des Salons – derrière les britanniques Informa et le Reed Exhibitions – « à soutenir une reprise rapide de l’activité, dès que les conditions sanitaires le permettront », a expliqué Renaud Hamaide, le président de Comexposium.

Le Crédit agricole assurances, qui a racheté la moitié du capital en 2019, et la chambre de commerce et d’industrie de Paris Ile-de-France (CCIP), actionnaire historique désireure de maintenir Paris comme capitale mondiale de l’accueil des Salons, ont réaffirmé leur soutien à l’entreprise. Ils se sont engagés à lui avancer 75 millions d’euros pour couvrir ses besoins d’exploitation pendant un an, dans l’hypothèse d’une prolongation de la période d’observation. Afin de limiter les charges en attendant la reprise, un projet de réduction des effectifs portant sur 135 emplois en France a été présenté. Le groupe compte 900 salariés, dont 550 en France.

Assainir le bilan

KKR, Hayfin, SVP Global et Attestor, les quatre fonds qui détiennent une grande partie de la dette de Comexposium, voient la situation d’un autre œil. Selon nos informations, ils ont déposé à la fin de novembre auprès des organes de la procédure une offre de service, avant une réunion prévue le 15 décembre au tribunal.

Ils proposent à la fois d’injecter 175 millions d’euros au capital du groupe, et de convertir en actions l’intégralité de la dette qu’ils portent, soit environ les trois quarts des 580 millions d’euros d’obligations émises. Objectif revendiqué, assainir le bilan du groupe pour lui permettre de mener des acquisitions dans un secteur en pleine consolidation.

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En quatre ans, Comexposium a racheté une quinzaine d’organisateurs d’événements allant de conférences sur la franchise outre-Atlantique à un Salon de la moto en Indonésie. Il avait annoncé en décembre 2019 le rachat de la société familiale française Europa Group, très présente dans le secteur médical, pour 220 millions d’euros. L’opération avait été validée le 7 mai par l’Autorité de la concurrence mais, dans le contexte de la pandémie, l’acquéreur ne s’est pas présenté à la signature finale du contrat. Selon nos informations, des poursuites ont été lancées par les vendeurs.

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