Economie

Un élevage de canards touché par la grippe aviaire dans les Landes

Dans un élevage de canards, à Bourriot-Bergonce (Landes), en février 2017.

Un élevage de 6 000 canards a été contaminé par le virus H5N8 de la grippe aviaire dans la commune de Benesse-Maremne (Landes). L’information a été confirmée par le ministère de l’agriculture, mardi 8 décembre, sachant qu’une forte mortalité d’animaux avait été constatée dans cette ferme le 5 décembre. La préfecture a ordonné l’euthanasie des canards le 6 décembre. C’est le premier cas de contamination d’un élevage en France par le virus H5N8.

Un premier foyer d’influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) avait été détecté dans une animalerie, en Haute-Corse, le 16 novembre. Trois jours plus tard, le 19 novembre, nouvelle alerte, dans les Yvelines cette fois, toujours dans une animalerie. Depuis, le virus a aussi été retrouvé dans la faune sauvage, sur une oie bernache en Loire-Atlantique et sur trois cygnes en Meurthe-et-Moselle.

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Le gouvernement a commencé à tirer la sonnette d’alarme dès le 25 octobre face au risque d’introduction sur le territoire par les oiseaux migrateurs de cette maladie très contagieuse. Le niveau d’alerte a été progressivement relevé, lorsque de nombreuses occurrences du H5N8 ont été référencées dans les pays voisins, que ce soit en Allemagne, au Danemark, aux Pays-Bas ou au Royaume-Uni. L’apparition du virus H5N1 en Corse a fait basculer l’ensemble du territoire national en risque élevé, imposant une étroite surveillance et des restrictions.

Une nouvelle qui tombe mal pour la filière foie gras

La filière doit respecter strictement les mesures de biosécurité. Les éleveurs de poules, canards, dindes ou pintades, ou les possesseurs de basses-cours, doivent confiner leurs animaux ou installer des filets pour éviter tout contact avec les oiseaux sauvages. Les rassemblements de volailles vivantes, sur les marchés ou les foires, sont aus­si interdits. De même que les transports et lâchers de gibiers à plumes par les chasseurs.

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La contamination de l’élevage landais entraîne la mise en place d’une zone de protection de 3 km et d’une zone de surveillance de 10 km autour de la ferme, avec interdiction de mouvement de volailles. Cette nouvelle tombe mal pour la filière foie gras. Déjà, en 2015-2016, le virus H5N1, puis un an plus tard, le H5N8, avaient durement touché les élevages de canards du sud-ouest de la France. Plusieurs millions de palmipèdes avaient été tués prématurément.

Cette année, l’épizootie de grippe aviaire vient s’ajouter aux lourdes conséquences du coronavirus. Le ministère tient à réaffirmer que la consommation de viande, foie gras et œufs ne présente aucun risque pour l’homme. Mais la filière s’inquiète que ce sujet s’ajoute aux incertitudes sur les regroupements familiaux à l’heure des fêtes de fin d’année. Un moment essentiel de consommation pour le foie gras, mais aussi pour les volailles festives. En outre, les frontières de certains pays hors d’Europe, se sont déjà fermées aux exportations de produits volaillers tricolores, après le premier cas d’influenza aviaire détecté en France.

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