Economie

Quand et comment récupérer de l’argent déposé sur un contrat d’assurance-vie

Il faut tordre le cou à une idée reçue : l’argent investi dans une assurance-vie n’est jamais bloqué. Il est possible de le récupérer à tout moment. L’assureur a d’ailleurs deux mois maximum pour honorer les demandes de retrait.

S’il ne respecte pas ce délai, il doit rémunérer la somme non versée au taux légal (3,11 % au deuxième semestre 2020), majoré de moitié pendant deux mois, puis au double du taux légal, soit 6,22 %, s’il n’a toujours pas débloqué les sommes après.

La plupart des assureurs font cependant bien mieux et s’engagent à verser l’argent investi sous une ou deux semaines, voire quelques jours. L’assurance-vie est donc moins liquide qu’un livret ou une action, mais reste toujours disponible. Il existe plusieurs façons de récupérer son argent, selon ses besoins.

S’il s’agit de boucher un trou pour quelques mois, en attendant une prime ou la vente d’un bien par exemple, l’avance doit être privilégiée. Il s’agit d’un prêt accordé par l’assureur sur votre propre argent, à un coût modique (de 1 % à 2 % par an). Moins cher qu’un crédit à la consommation… Deux autres atouts : cette avance n’entraîne pas le paiement d’impôt car les capitaux ne sont pas officiellement sortis du contrat, et lors de son remboursement, elle n’est pas considérée comme un nouveau versement et ne déclenche donc pas de frais sur versements.

Retrait partiel

Attention, elle doit être remboursée pour ne pas être assimilée à un retrait. Et aussi pour éviter de voir son coût s’envoler au fil du temps. Si la somme retirée n’a pas vocation à être réinvestie, c’est un « rachat » qu’il faut opérer : un retrait pur et simple, partiel ou total.

Pour un retrait partiel, l’assureur vous remboursera la somme demandée et le reste des capitaux continuera à fructifier normalement sur le contrat. Cette solution est préconisée si vous n’avez besoin que d’une partie de vos économies, ou si vous désirez disposer d’un complément de revenus ponctuel ou régulier.

La plupart des contrats permettent d’ailleurs de planifier ces retraits si vos besoins sont réguliers : une fois l’option souscrite, l’assureur se chargera de verser les fonds directement sur votre compte bancaire, à la fréquence voulue.

Vous désirez mettre fin à votre contrat et récupérer tout l’argent ? C’est un « rachat total » qu’il faut demander. On vous versera l’intégralité des fonds et le contrat sera fermé. Pour un rachat, partiel ou total, vous serez redevable de l’impôt sur la part des gains retirés, s’ils dépassent l’abattement fiscal prévu pour les contrats de plus de huit ans.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi L’assurance-vie est-elle condamnée ?

Dernière solution, peu usitée, la transformation du capital en rente : vous abandonnez votre argent à l’assureur qui, en échange, vous versera chaque mois ou chaque trimestre un complément de revenus jusqu’à votre mort.


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