Technologie

Comment la 5G est placée sous surveillance à Paris grâce à trois capteurs

Paris, boulevard Haussmann. Peint en marron et placé juste au-dessus d’un feu tricolore, l’un des trois capteurs 5G disposés depuis le 13 novembre dans le huitième arrondissement de la capitale passe complètement inaperçu. Pourtant, il pourrait jouer un rôle majeur dans l’acceptation ou non de la 5G par la population. Car il va permettre d’évaluer l’exposition aux ondes émises par des antennes 5G lorsqu’elles seront activées.

Des mesures en libre accès

Les mesures sont réalisées sur une durée de six minutes à toute heure du jour et de la nuit. Les résultats sont envoyés toutes les deux heures sur un site accessible directement par le grand public. Les données seront en effet consultables sur l’Observatoire des ondes de l’Agence nationale des fréquences. C’est elle qui gère les capteurs en vertu de sa mission de contrôle de l’exposition aux ondes du public.

L'un des capteurs, boulevard Haussmann à Paris.

La 5G restera sous les valeurs limites

« Ici, nous avons choisi de nous placer dans un quartier de fort passage et à proximité d’un site complet de l’opérateur Orange qui occupe toutes les bandes de fréquence et utilise toutes les technologies de la 2G à la future 5G sur la bande 3,5 GHz », nous explique Jean-Benoit Agnani, directeur adjoint de la stratégie de l’ANFR.
« Le capteur mesure l’ensemble des émissions radioélectriques comprises entre 80 MHz et 6 GHz donc y compris la radio et la télévision. Mais c’est bien évidemment la téléphonie mobile qui nous intéresse le plus. Pour le moment, les niveaux atteints ici sont extrêmement bas, de l’ordre de 0,2 à 0,4 V/m. C’est assez représentatif de la moyenne nationale et très en-dessous des valeurs limites qui sont comprises entre 36 et 61 V/m », précise-t-il.

Pour mémoire, le volt par mètre est l’unité de mesure de la force, de l’intensité électrique, en quelque sorte, d’un champ électrique. 
L’ANFR a déjà réalisé 149 tests sur les sites expérimentaux 5G des opérateurs mais elle doit bien entendu poursuivre cette tâche avec l’ouverture des réseaux au grand public.

« Nous nous attendons à une augmentation avec l’activation de la 5G mais nous savons déjà, d’après nos tests, que cela restera relativement limité. Nous avons toutefois besoin d’étudier cette augmentation de façon statistique », indique Jean-Benoît Agnani.

Outre Paris, des capteurs similaires ont été installés à Marseille et Nantes avec le même objectif.

A la demande du gouvernement, l’Agence va devoir passer de 3 066 contrôles d’antennes de téléphonie mobile réalisés en 2019 à 10 000 en 2021 dont 4 800 sur des équipements 5G.

Source : L’Observatoire des Ondes de l’ANFR




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