Economie

Les montagnards des Alpes se mobilisent pour sauver leurs stations

Mobilisation de professionnels de la montagne, le 3 décembre, à Aix-les-Thermes (Ariège).

Au moins 400 personnes au Grand-Bornand, 600 à Bourg-Saint-Maurice, 1 200 au Bourg-d’Oisans, 400 à Gap, plus de 300 à La Clusaz, 200 à Montgenèvre, 250 à Megève. Mais aussi Chamonix, Les Saisies, Crest-Voland Cohennoz, Courchevel, La Plagne, Annecy… Depuis plus d’une semaine, les rassemblements contre la fermeture des remontées mécaniques dans les stations de ski de France se multiplient et racontent le malaise des montagnards : ils sont blessés et, fait rare, ils le montrent.

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Colère froide, inquiétude et tristesse se mélangent à chaque fois à une totale incompréhension. L’annonce d’Emmanuel Macron, le 24 novembre, ne passe toujours pas. « Concernant les stations de sports d’hiver, avait précisé le chef de l’Etat lors de son allocution télévisée, une concertation a été engagée par le gouvernement (…) mais il me semble toutefois impossible d’envisager une ouverture pour les fêtes et bien préférable de privilégier une réouverture courant janvier, dans de bonnes conditions. »

En 21 secondes, M. Macron venait de mettre à terre l’espoir prudent de toute une population qui, du moniteur de ski au producteur de fromage, de l’hôtelier-restaurateur au guide de haute montagne, vit en bonne partie du tourisme de la neige. Et ce tandis que les acteurs de la montagne s’étaient collectivement mobilisés depuis des mois pour établir un protocole sanitaire sous la direction du préfet de la Savoie.

« Peu de réponses »

« Deux soirs, j’en ai chialé en rentrant chez moi », glissait lundi 30 novembre, à l’issue du rassemblement de Megève, la maire divers droite de Megève, Catherine Jullien-Brèches, alors que la station haut-savoyarde, si peu coutumière de ces mobilisations, est, elle aussi, inquiète. « On est tous encordés les uns aux autres, et quand l’un décroche, c’est toute la cordée qui tombe », rappelait l’élue à ses administrés.

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« Une station n’est pas un parc d’attractions, répète de son côté André Perrillat-Amédé, maire sans étiquette du Grand-Bornand, en réponse aux propos du président. Fermer et ouvrir une station, ça veut dire quoi ? Je mets une barrière où ? A l’entrée ? Une station est un lieu de vie, un lieu de passage. Ce n’est pas un territoire isolé. » Comme d’autres élus, il attend que le gouvernement « dise clairement les choses », alors que des touristes, notamment les habitués, feront quoi qu’il arrive le déplacement, malgré la fermeture des remontées mécaniques, pour profiter des autres activités proposées.

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