Politiques

“Cela vient après beaucoup de déni”; regrettent certains jeunes internautes


“Quand j’entends le terme ‘violences policières’, je m’étouffe”, avait déclaré cet été devant les députés Gérald Darmanin. Contrairement à son ministre de l’Intérieur, Emmanuel Macron a accepté vendredi 4 décembre de prononcer ces deux mots dans l’interview qu’il a donné à Brut, après plusieurs relances des journalistes. Pour Valentin, un jeune internaute, le chef de l’État a fait la moitié du chemin :“Je pense qu’il était un peu plus tranchant dans ses propos. Peut être un peu plus précis et juste. Le président parlait plutôt de violence de la police”.

>> Violences policières, discriminations, climat : ce qu’il faut retenir de l’interview d’Emmanuel Macron au média Brut.

“C’est comme s’il était un petit peu obligé de reconnaître des choses que, jusque là, il n’avait pas trop envie de voir. C’est vrai que là, il admet des choses”, ajoute Raphaëlle. 

Le problème, c’est que ça vient après pas mal de choses où il y a eu beaucoup de dénis sur des personnes qui ont été malmenées par la police, jusqu’à perdre un œil, jusqu’à perdre une main.

Raphaëlle, jeune internaute

à franceinfo

“M. Macron a nommé et renouvelé M. Darmanin en tant que ministre donc je ne pense pas qu’il y aura de changement radical de sa part”, conclut Valentin.

Pour lutter contre les violences, les discriminations, à l’occasion des contrôles de police, Emmanuel Macron a annoncé vendredi la création d’une plateforme d’appel. Mais suffira-t-elle à réduire la fracture entre la police et une partie de la population, notamment dans les cités ? Alim, médiateur social, en doute. “Aujourd’hui, il y a une fracture. On nous a mis dans des ghettos, on nous a mis dans des bâtiments, dans des blocs. Il y a cet effet de ‘ghettoïsation’, malgré le brassage culturel qui, normalement, est une force. On sait très bien que lui tout seul le peut rien faire.”

On sait très bien qu’il y a des bons et des mauvais policiers mais malheureusement, les mauvais ne sont pas toujours sanctionnés. C’est ça le problème.

Alim, médiateur social

à franceinfo

Au sujet du très controversé article 24 de la proposition de loi “sécurité globale” , Emmanuel Macron a assuré qu’à l’avenir, les journalistes comme le citoyen pourront continuer de filmer la police.


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