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Vous ne gérez pas de Bitcoin ? Alors vous devriez être licencié

Pour le patron de CoinShares, tout gestionnaire de portefeuille qui se respecte devrait impérativement détenir du Bitcoin. Sinon ? Cela tiendrait de la faute professionnelle, estime Danny Masters.

Les institutionnels sont toujours plus nombreux à investir, souvent indirectement encore, dans Bitcoin. C’est le cas par exemple du Guggenheim Funds Trust. Ce dernier prévoit de consacrer jusqu’à 10% de ses actifs au Grayscale Bitcoin Trust (GBTC), un ETF.

Pour autant, nombre d’investisseurs et gestionnaires choisissent encore de se tenir à distance de ce crypto-actif, trop versatile. Pour le président du gestionnaire d’actifs CoinShares, et ex-trader de JP Morgan, ce choix n’est plus acceptable désormais.

Détenir du Bitcoin n’est plus autant un risque pour les gestionnaires

Danny Masters considère en effet qu’une absence d’exposition à Bitcoin pourrait constituée un risque plus important pour les gestionnaires de portefeuille que d’investir dans la cryptomonnaie. Et ce risque est plus particulièrement de nature professionnelle.

« Le risque perçu sur le plan de la carrière d’avoir du Bitcoin dans votre portefeuille institutionnel, en tant que gestionnaire de portefeuille, se transforme rapidement en un risque de carrière de ne pas en détenir dans votre portefeuille. Et c’est une évolution vraiment étonnante » argue-t-il auprès de CNBC.

Cette prise de position se résume ainsi pour l’animateur de l’émission, Kelly Evans. « C’est parfaitement clair. Vous ne vous ferez plus virer si vous aviez du bitcoin. Mais vous pourriez vous faire licencier, si vous n’en aviez pas ».

La volatilité des autres classes d’actifs en hausse

Ce n’est toutefois pas encore la norme. Et nombre de figures de la finance continuent d’exprimer leur défiance à l’égard de la cryptomonnaie. C’est par exemple le cas de Gary Cohn, ex-président de Goldman Sachs.

« Le système Bitcoin n’est pas transparent aujourd’hui. Il y a donc beaucoup de gens qui se demandent pourquoi il faudrait un système qui n’a pas de trace d’audit » reprochait-il cette semaine. La cause reste la même : la volatilité.

Cet argument est à relativiser cependant selon le dirigeant de CoinShares. Si la volatilité de Bitcoin est une réalité, elle s’atténue néanmoins. Mais en outre, « la volatilité des autres classes d’actifs s’est avérée beaucoup plus importante » pointe-t-il.

C’est d’ailleurs la conclusion d’une récente étude de la société d’investissement Van Eck. Le prix de la crypto-monnaie s’avère en réalité moins volatile qu’un quart à un tiers des actions du S&P 500. Sur un an, 29% des actions de l’indice S&P 500 enregistraient des fluctuations de prix plus importantes que Bitcoin.


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