Economie

Bombardier investit dans son usine de Crespin et annonce la création de 400 CDI

Xavier Bertrand, le président des Hauts-de-France, en visite dans l’usine Bombardier de Crespin, le 4 décembre 2020.

L’entreprise multinationale canadienne spécialisée dans la construction de matériels de transports a annoncé, vendredi 4 décembre, qu’elle allait investir près de 25 millions d’euros dans son usine de Crespin (Nord) pour en augmenter sa capacité de production de 25 %, avec la création de 400 CDI. Bombardier Transport – qui doit être racheté par Alstom fin janvier – entend faire passer d’ici l’an prochain la capacité de production de la plus grande usine ferroviaire de France, située près de Valenciennes, de 800 voitures de train environ à plus de 1 000 voitures par an.

Le programme, appelé « Plan 1 000 », prévoit la création de 400 CDI à Crespin, dont la moitié en titularisant des intérimaires et CDD. Au total, Crespin passera en 2021 de 2 000 employés (dont 1 600 CDI) à plus 2 500 (dont 2 000 CDI), a précisé le président de Bombardier Transport France et Benelux, Laurent Bouyer.

« 4 milliards d’euros de commandes »

Le groupe va notamment essayer de trouver des postes pour des employés des entreprises de la région, qui ont annoncé des plans sociaux, comme Bridgestone et SKF. « Nous essayons d’être solidaires dans la mesure du possible », a expliqué M. Bouyer. Le suédois SKF, spécialiste des roulements à billes, a annoncé des suppressions de postes sur plusieurs sites en France. Le géant japonais du pneumatique Bridgestone va lui fermer son usine de Béthune (Pas-de-Calais).

M. Bouyer a par ailleurs expliqué que Bombardier avait « 4 milliards [d’euros] de commandes à exécuter aujourd’hui, qui nous donnent au moins cinq ans de visibilité industrielle », en présentant le projet d’investissement. « Nous avons été très touchés par le coronavirus » avec cinq mois de retard de production et le carnet de commandes s’est étoffé de 35 %.

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L’usine nordiste doit livrer 400 voitures pour le Francilien – un train de banlieue destiné à l’Ile-de-France – et plus de 500 voitures pour les trains régionaux à deux niveaux Omneo, ainsi que, en collaboration avec Alstom, des voitures du RER NG – pour les lignes D et E du RER francilien –, du train M7 de la SNCB (Belgique) et du métro parisien.

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Bombardier est candidat à d’autres appels d’offres, dont le futur RER MING (pour la ligne B) pour lequel il s’est allié à l’espagnol CAF face à Alstom. Le constructeur entend « moderniser en profondeur l’outil de production » par le biais d’« actions de digitalisation et de robotisation qui contribueront à améliorer la performance des opérations et à réduire la pénibilité de certaines activités, par exemple en chaudronnerie ou en peinture », dans cette usine centenaire de Crespin qu’il a rachetée en 1989.

Le Monde


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