Politiques

VIDEO. Entre Valéry Giscard d’Estaing et Jacques Chirac, l’histoire mouvementée de deux figures de la Ve République


Un demi-siècle d’incompréhension et de méfiance. C’est l’histoire de deux figures de la Ve République et d’une rivalité longue d’un demi-siècle. A l’occasion de la disparition de Valéry Giscard d’Estaing, 15 mois après celle de Jacques Chirac, franceinfo se penche, jeudi 3 décembre, sur la relation houleuse entre ces deux hommes qui ont incarné la droite française de la deuxième moitié du XXe siècle.

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A l’origine, les deux hommes avaient pourtant fait alliance. Pour la présidentielle de 1974, Jacques Chirac avait soutenu la candidature de Valéry Giscard d’Estaing avant le premier tour, au détriment du gaulliste Jacques Chaban-Delmas. Ce qui lui avait valu une réputation de traître, mais lui avait ouvert les portes de Matignon, jusqu’à sa démission fracassante le 26 août 1976.

Une anecdote racontée par Giscard illustre le climat délétère qui régnait entre les deux têtes de l’exécutif. L’ancien président disait sa “surprise” de lire, à l’automne 1975 dans un hebdomadaire, qu’en recevant ses invités au fort de Brégançon, il “siégeait sur un trône”. Ses soupçons sur l’origine de cette “médisance” portèrent sur son Premier ministre, bien que ce dernier démentit.

Quelques mois après sa démission, Jacques Chirac crée le RPR (Rassemblement pour la République), fin 1976. L’année suivante, il se fait élire maire de Paris face au giscardien Michel d’Ornano, ce qui donne lieu à un conflit très dur entre Chirac et Giscard. En 1978, ce dernier fonde l’UDF (Union pour la démocratie française), avec l’ambition de contester la domination du parti gaulliste au sein de la droite.

Les hostilités continuent lors des élections européennes de 1979. Jacques Chirac lance son “appel de Cochin”, dans lequel il qualifie l’UDF, trop pro-européenne à ses yeux, de “parti de l’étranger”Jacques Chirac est éliminé au premier tour de l’élection présidentielle de 1981, au profit du président sortant Giscard d’Estaing et du candidat socialiste François Mitterrand. Il déclare qu’“à titre personnel”, du bout des lèvres, il votera Giscard au second tour. 

En 1995, Giscard soutient pourtant la candidature de Chirac à la présidentielle, alors qu’une grande partie de l’UDF choisit Edouard Balladur. Echange de bons procédés, Chirac appuie en 2001 la candidature de Giscard pour présider la Convention chargée d’élaborer la Constitution de l’UE.


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