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Les voitures de Valery Giscard D’Estaing : Citroën à l’honneur


La nouvelle est tombée. Valery Giscard d’Estaing est décédé hier à 94 ans, alors qu’il était hospitalisé depuis le 17 novembre dernier à Tours pour une insuffisance cardiaque. L’ancien président de la République avait déjà été admis à l’hôpital Georges Pompidou au mois de septembre pour une légère infection aux poumons, alors qu’il souffrait depuis plusieurs années déjà de problèmes cardiaques. Elu en 1974 à l’âge de 48 ans, Giscard d’Estaing était alors le plus jeune président de la 5ème République lors de sa prise de pouvoirs, succédant alors à Georges Pompidou et battant de quelques voix François Mitterrand, qui le remplacera ensuite au terme de son septennat. Premier non-Gaulliste à la tête de l’Elysée, il souhaitait alors apporter un vent de nouveauté et de modernité sur la France, ce qu’il fit en dépénalisant l’avortement et en abaissant la majorité à 18 ans. Autant de mesures qui ont transformé le pays, après des années très conservatrices. Battu à l’élection présidentielle de 1981, il devient par la suite leader de la droite avec son parti l’UDF avant d’être élu en 2003 à l’Académie Française.

Mais l’ancien président a également largement contribué à faire évoluer le monde de l’automobile, en orchestrant entre autres le rapprochement entre Peugeot et Citroën, ainsi que le rachat des filiales européennes de Chysler, avec l’aide de Jacques Calvet. Mais Valery Giscard d’Estaing fut également à l’origine du succès des véhicules diesel, en incitant les automobilistes à opter pour ce carburant, afin d’écouler les surplus liés à l’usage massif du nucléaire pour le chauffage. En 1973, le gouvernement oblige désormais tous les véhicules de série à être équipés de ceintures de sécurité, tandis qu’en 1974, les limitations de vitesse évoluent pour passer à 140 km/h sur autoroute, 120 km/h sur les routes à chaussées séparées et 90 km/h sur les autres voies. En novembre de la même année, les seuils sont abaissés pour arriver à ceux que l’on connaît actuellement, avec une limitation à 9à km/h sur l’ensemble du réseau secondaire, avant l’arrivée des 80 km/h en 2018.

Des autos franco-françaises

Mais au-delà de toute considération politique, ce qui nous intéresse aujourd’hui, ce sont bien ses autos, et notamment celles qui auront accompagné sa carrière à la tête de l’Etat. Car si l’on en sait assez peu des habitudes automobiles de Valery Giscard d’Estain dans sa vie privée, ses voitures présidentielles ont néanmoins occupé une place très importantes dans le paysage médiatique, alors que la flotte de l’Elysée a constamment évolué durant son mandat. Celui-ci débuta en effet avec la Citroën SM, reprise du précédent gouvernement de Georges Pompidou. Celle-ci accompagna d’ailleurs tous les chefs d’Etats suivants, jusque’à Jacques Chirac, qui opta par la suite pour une Citroën CX et une Citroën C6 blindée, qui fut utilisée par Nicolas Sarkozy, François Hollande et Emmanuel Macron. Par la suite, Valery Giscard d’Estaing fut séduit par la Citroën DS 21, qu’il intégra à la flotte présidentielle durant la première année de son investiture.

Mais celle-ci fut alors vite remplacée par la Peugeot 604, premier modèle d’un autre constructeur à entrer à l’Elysée. Ce choix fut notamment guidé par la grande taille du président, qui mesurait alors 1,90 mètre, et qui avait donc besoin d’une auto suffisamment grande pour se sentir à l’aise. L’auto fut néanmoins plutôt utilisée lors de trajets moins médiatisés, le président préférant alors les Citroën pour les cortèges officiels. Plus tard, la Citroën DS 23 arriva dans le garage présidentiel, très vite remplacée par la Citroën CX Prestige, qui restera alors la voiture officielle de Valery Giscard d’Estaing jusqu’à sa passation de pouvoirs avec François Mitterand.

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