Economie

Les réformes menées en 2019 ont contribué à améliorer le niveau de vie, selon l’Insee

Le niveau de vie des personnes résidant en France métropolitaine, en effet, s’est élevé de 0,8 % en moyenne en 2019

Les diverses réformes fiscales ou sociales mises en œuvre en 2019, dont des mesures « de pouvoir d’achat » prises pour répondre à la colère des « gilets jaunes » ont-elles atteint leur cible ? A cette question, l’Insee, qui a publié jeudi 3 décembre dans son « Portrait social 2020 » une étude fouillée sur le sujet, répond par l’affirmative : non seulement les réformes ont bien conduit à une amélioration du niveau de vie moyen des Français, mais elles ont permis de réduire les inégalités et de faire baisser le taux de pauvreté de 0,2 %.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Pauvreté : « Un effort substantiel en faveur de la jeunesse est légitime »

Le niveau de vie des personnes résidant en France métropolitaine, en effet, s’est élevé de 0,8 % en moyenne en 2019, selon les statisticiens nationaux, grâce à la conjonction des réformes fiscales et sociales. Si l’on prend en compte l’impact sur une année pleine − certaines réformes n’étant intervenues qu’en cours d’année −, celui-ci s’élève à 1 % en moyenne, soit 250 euros par personne.

Prime d’activité

Mais il diffère significativement selon les niveaux de revenus. Les classes intermédiaires sont celles qui ont le plus bénéficié de ces réformes. Le gain de pouvoir d’achat grimpe jusqu’à 340 euros par an pour certaines catégories de la population. Les 10 % les plus riches, eux, n’ont quasiment rien gagné (30 euros par personne), alors que les 30 % les moins favorisés sont, en termes relatifs, mieux lotis avec une hausse du niveau de vie de 1,8 % en moyenne. Quant aux 10 % les plus pauvres, ils ont vu leur niveau de vie gagner 160 euros par personne.

Les ménages actifs (dont la personne de référence est en emploi) ont été davantage gagnants que ceux dont la personne de référence est sans emploi. Cet effet est dû à la nature même des mesures : l’exonération des heures supplémentaires et la revalorisation de la prime d’activité, qui contribuent à relever leur niveau de vie de 280 euros par an. Autres gagnants des réformes, les retraités des classes moyennes : la baisse de la CSG contribue à augmenter le niveau de vie de 220 euros par an.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Enquêteurs confinés, relevés de prix impossibles, données inédites… Avec le Covid-19, l’Insee en terre inconnue

D’un point de vue macroéconomique, la hausse du revenu disponible due aux réformes mises en œuvre en 2019, calcule l’Insee, est de 11,5 milliards d’euros, principalement en raison de la baisse des prélèvements directs qui représentent à eux seuls 8 milliards d’euros. Les prestations sociales génèrent, elles, 3,5 milliards d’’euros de revenus supplémentaires dans la population.

Il vous reste 42.49% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.


Source link

Afficher plus

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page