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Lorenzetti a passé 12 jours en soins intensifs

Après avoir passé douze jours en soins intensifs en raison d’une infection par le coronavirus, Jacky Lorenzetti a confié considérer Laurent Travers comme son successeur à la tête du Racing 92.

Jacky Lorenzetti revient de loin. Dans un entretien accordé au quotidien L’Equipe, l’homme d’affaires, propriétaire du Racing 92, est revenu sur les difficiles semaines qu’il a traversées après son infection par le coronavirus. « J’ai été contaminé juste après la finale de Champions Cup. Ma femme l’a attrapé, heureusement sans symptômes. Même chose pour ma fille cadette, a déclaré le dirigeant francilien. Moi, j’ai passé douze jours en soins intensifs, en deux périodes parce que j’étais sorti trop tôt la première fois. »

Une contamination qui l’a comme fait redescendre sur terre, lui qui confirme n’avoir pas bien déterminé la menace que fait peser le coronavirus. « Comme beaucoup, avant, je regardais le Covid de loin, de haut même. Je n’irai pas jusqu’à dire que je le méprisais mais j’étais incrédule, admet Jacky Lorenzetti. Le Covid, ce n’est pas la peste bubonique. On ne le voit pas. Je trouvais les mesures disproportionnées, j’étais même en colère. C’était avant. Avant que je sois touché. »

Lorenzetti : « C’est Laurent Travers qui me succédera, c’est écrit »

S’il admet avoir eu peur de ne pas ressortir vivant de cette épreuve, Jacky Lorenzetti ouvre timidement la porte à un changement de vie. « C’est dangereux, très dangereux, et ça vous rend humble. Ça m’a fait comprendre qu’il y a quelque chose qui est plus fort que l’économie, c’est la vie, ajoute le patron du Racing 92. Est-ce que ça va me faire lever le pied ? Je ne vais pas dire oui, ce serait une défaite. Je réponds : peut-être. » Si, après avoir ressenti une grande fatigue, il retrouve la plénitude de ses moyens, il ne compte pas quitter la présidence du club des Hauts-de-Seine mais a évoqué comme rarement un avenir qui se déroulerait sans lui.

« Quitter la présidence du Racing ? Non, je ne suis pas encore parti, j’ai encore faim. Le travail, ça me tient, j’adore ça, rétorque Jacky Lorenzetti. C’est Laurent Travers qui me succédera, c’est écrit. Je suis pris entre deux sentiments : d’un côté, l’envie de me réserver plus de plages de repos, de me freiner, et de l’autre, l’envie de bouffer encore plus la vie parce que j’ai entraperçu la fin. » A 72 ans, le natif de Paris a encore de l’énergie à revendre.


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