Technologie

le casque à réduction de bruit pour mélomanes avertis… et sédentaires

C’est la toute première incursion de Shure dans le monde très exclusifs des casques à réduction de bruit haut de gamme. Plus connue pour ses produits destinés au monde professionnel, la marque américaine indique avoir travaillé plus de deux ans sur ce modèle destiné à concurrencer d’autres grands noms de l’audio, avant tout Sony et Bose. 

Dès la première manipulation, on sent que les concepteurs ont voulu nous en donner pour notre argent — en l’occurrence 400 euros tout de même. Le casque est extrêmement bien construit et fini. Les plastiques sont de qualité, l’arceau est en métal et son habillage en cuir. Aucune articulation ne grince et l’ensemble renvoie l’impression d’un casque solide et durable. On est ici clairement dans une finition équivalente à celles de Bowers & Wilkins ou Bang & Olufsen. 

Pas très facilement transportable

L’ergonomie est malheureusement un peu plus discutable. Revers de la médaille, le casque est plutôt lourd (350 grammes) et encombrant. Inspiré du design de modèles de salon, il ne se plie pas du tout pour être rangé dans son imposante housse. Tout juste les écouteurs peuvent-ils se mettre à plat pour occuper moins de volume. C’est donc un casque mobile certes, mais qu’on hésitera à trimbaler tous les jours dans son sac à dos. 

Conséquence de son poids : le confort est sensiblement sacrifié. Rien à dire, les coussinets et le rembourrage de l’arceau sont de bonne facture, mais les 350 grammes se font sentir assez rapidement sur le crâne et les cervicales. On se surprend donc à enlever le casque au moins toutes les heures pour récupérer un peu. 

L’annulation de bruit a encore des progrès à faire

L’un des points les plus intriguants de l’Aonic 50 est évidemment le système d’annulation de bruit mis au point par les ingénieurs de Shure. Spécialiste de l’audio depuis 1947, la société a peut-être les moyens de rivaliser avec les procédés de Sony et Bose, les deux ténors de la discipline. Malheureusement, Shure reste là distancé par ses deux concurrents. Non pas que le système soit inefficace, mais il l’est beaucoup moins que ceux du WH-1000XM4 et du NC 700.
On note même un léger effet de souffle lorsque la réduction de bruit est activée. Pas gênant lorsqu’on écoute de la musique, il est cependant tout à fait audible si l’on porte le casque pour simplement s’isoler et rester au calme. 

Comme sur désormais tous ces casques, un système d’intensité de l’ANC (Active Noise Control) est proposé, mais aussi un mode « transparence ». Sans surprise, l’Aonic 50 a là aussi des progrès à faire. Le résultat n’est pas très naturel, les microphones externes manquant encore un peu de cette capacité à capter les sons environnant avec une clarté irréprochable. 

Le paradis des mélomanes

Si les micros ne semblent pas tout à fait à la hauteur, les transducteurs de 50 mm sont en revanche quant à eux tout à fait performants. Disons-le clairement, le Shure Aonic 50 propose l’une des meilleures qualités audio dans cette gamme de prix. On retrouve ici le savoir-faire de la marque. Notre test de réponse en fréquences montre un signal très plat, légèrement accentué dans les basses et encore plus subtilement dans les aigus. 

Concrètement, on obtient une signature sonore très cohérente. Ce sont avant tout les médiums qui sont les grands gagnants de cette ingénierie. Ils sont parfaitement définis et accompagnent ainsi les voix de manière très naturelle. Les basses ne viennent jamais empiéter sur leur territoire, ni sur celui des aigus. Si l’on voulait être tatillon, on aurait peut-être aimé des graves un peu plus précis et des aigus sensiblement plus présents pour donner un peu plus d’ampleur à l’ensemble. Mais ne nous y trompons pas, nous sommes ici sur le haut du panier. 

Les plus exigeants d’entre nous seront d’ailleurs également ravis d’apprendre qu’en plus des codecs SBC, AAC, aptX HD, aptX Low Latency et LDAC, l’Aonic 50 gère également la connexion à un smartphone via USB-C (les iPhone en sont donc exclus). Dans cette configuration, on obtient le meilleur du casque. Couplé par exemple à un abonnement Qobuz, il permet de profiter de la qualité de fichiers Hi-Res qui mettra toutes ses qualités en valeur. Un vrai plaisir. 

Autonomie tout juste correcte

Terminons par deux points faibles toutefois. L’application ShurePlus Play manque encore de praticité. C’est le cas par exemple de l’égaliseur qui ne fonctionne que lorsqu’on lit depuis l’application Shure un fichier téléchargé sur le smartphone  En dehors de ce circuit, l’égalisation sera inopérante.

Enfin, l’autonomie aurait pu être meilleure, notamment avec un appareil de cette taille où il ne semble pas difficile de caser une puissante batterie. Les tests de notre labo ont mesuré une utilisation continue de 20 h 03 minutes ANC activé et 21 h 47 lorsqu’il est éteint. On se situe ici dans la fourchette basse de la catégorie. 




Source link

Afficher plus

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page