Economie

Le CNRS mise sur les start-up, un pari gagnant

Le CNRS fait remonter la naissance de la première start-up issue des laboratoires qu’il supervise à 1946.

Aucune start-up ne renâclerait devant un peu de publicité. C’est le cas de SideROS, une jeune pousse désignée comme la 1 500e issue des rangs du CNRS. Et qu’importe si, chronologiquement, ce n’est pas tout à fait exact. Avec ses travaux visant à combattre le cancer, elle présente une belle vitrine pour valoriser la capacité de l’organisme de recherche à accoucher d’entreprises créant des emplois (et parfois des profits), et pas seulement de travaux théoriques.

Le CNRS a voulu profiter de cette étape symbolique pour tirer le bilan de son action afin de faire émerger des start-up. « Notre mission, c’est de faire reculer la frontière de la connaissance, mais aussi de permettre de valoriser ce savoir, en le transférant vers le monde économique et la société », rappelle Jean-Luc Moullet, directeur général délégué à l’innovation du CNRS.

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L’organisme fait même remonter la naissance de la première start-up émanant des laboratoires qu’il supervise à… 1946, une époque où cet anglicisme n’existait même pas. Une chose est sûre : depuis, il en génère beaucoup plus, entre 80 et 100 chaque année.

Contraintes budgétaires

Pour mieux mesurer le succès de son action, le CNRS a mené une enquête portant sur les sociétés créées en son sein entre 2002 et 2007 (environ 400), afin d’étudier leur trajectoire – et de bénéficier d’un recul suffisant. Les résultats sont plutôt encourageants. Le taux de survie de ces entreprises se situe aux alentours de 60 %, soit plus que la moyenne pour ce type de structures (environ 50 %). Elles comptent aujourd’hui en moyenne 20 personnes, et dégagent 3 millions de chiffre d’affaires.

Dans son contrat d’objectif à cinq ans établi en 2019, le CNRS se fixe pour but de faire émerger dans ses rangs 150 nouvelles sociétés chaque année, dont 50 à forte croissance

Toutefois, la situation est contrastée, et rares sont les exemples comme Eurofins, un groupe spécialisé dans la bioanalyse, qui compte aujourd’hui 50 000 collaborateurs dans le monde. Seules 18 % des sociétés issues du CNRS encore en activité sont en situation d’hypercroissance, c’est-à-dire parvenant à afficher une croissance à deux chiffres depuis au moins dix ans.

C’est particulièrement sur celles-ci que l’organisme, soumis à des contraintes budgétaires, entend concentrer ses efforts. Dans son contrat d’objectif à cinq ans établi en 2019, il se fixe pour but de faire émerger dans ses rangs 150 nouvelles sociétés chaque année, dont 50 à forte croissance. Sont particulièrement ciblées les start-up de la deep tech (issues de la recherche fondamentale et dont le temps de maturation des projets s’avère particulièrement long), en particulier dans la biologie, la physique et la chimie.

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