Economie

six graphiques qui montrent que les Français sont plus mobiles qu’en mars

Par et

Publié aujourd’hui à 08h48, mis à jour à 10h29

Le gouvernement a annoncé, jeudi 12 novembre, la poursuite du confinement, décrété à partir du 30 octobre pour limiter les effets sanitaires de la seconde vague de Covid-19. Déjà expérimenté pendant près de deux mois au printemps, le dispositif a été allégé pour permettre aux enfants d’aller à l’école et aux travailleurs de continuer leur activité.

L’objectif est de « limiter au maximum tous les déplacements non essentiels », tout en « préservant l’éducation de nos enfants et, autant que possible, ses impacts sur l’emploi et sur l’économie », a rappelé le premier ministre, Jean Castex.

Ces restrictions sont-elles bien respectées ? Peut-on comparer ce confinement hivernal avec l’expérience sans précédent du printemps ? Nous dressons, grâce aux graphiques ci-dessous, un premier bilan, après deux semaines, des effets de ce « confinement assoupli » sur la mobilité, les embouteillages et la pollution.

Ces données pouvant être influencées par des facteurs externes aux mesures de restriction des libertés (épisodes de pluie, vacances scolaires, jours fériés ou encore effet saisonnier), nous avons tenté de vous montrer des tendances grâce à des moyennes, quand c’était possible. Dans tous les cas, le détail apparaît au survol et vous pouvez consulter les données d’origine dans le lien « source ».

Ecoles ouvertes, déplacements professionnels autorisés…

Evolution des déplacements quotidiens des Français

par rapport au nombre moyen de déplacements effectués pendant la semaine du 3 au 7 février 2020 (avant la pandémie, hors grèves et hors vacances scolaires)

En moyenne, les Français se déplacent deux fois plus que lors du premier confinement, si l’on se fonde sur les données de mobilité de l’opérateur téléphonique Orange. Des chercheurs de l’Inserm, qui y ont eu accès, précisent que la hausse des trajets en dehors de la communauté de communes ou de la métropole de résidence est surtout marquée aux horaires de trajets domicile-travail ou domicile-école.

Comme lors du premier confinement, la baisse de la mobilité mesurée par cette analyse est plus importante en Ile-de-France, où le télétravail est davantage possible que dans les autres régions. Elle atteint – 40 % de l’activité normale, contre une moyenne de – 30 % sur toute la France.

Ce qui se traduit dans les transports en commun…

Changement de fréquentation aux arrêts de transports en commun

par rapport à la valeur médiane de la période de cinq semaines entre le 3 janvier et le 6 février 2020

Gares, stations de bus, de métro, de taxi, ports… Les données de localisation de Google sur la fréquentation des arrêts de transports en commun dessinent aussi un tableau beaucoup moins dense que d’habitude, mais plus soutenu qu’en mars.

A Paris, la fréquentation des transports en commun reste bien en dessous de ses niveaux habituels, même si elle a augmenté par rapport au premier confinement : environ 30 % de la jauge maximale, contre 10 % en mars. Dans les autres villes françaises, la fréquentation représente environ la moitié de ce qui est relevé habituellement.

A Paris, la bicyclette reste reine

Fréquentation des infrastructures cyclables parisiennes

en moyenne de passages de cyclistes par jour et par point de mesure à Paris

En mars-avril, les pistes cyclables, comme les rues, étaient quasi vides à Paris (moins de 500 passages par jour et par point de mesure en moyenne). Le déconfinement s’était accompagné d’un boom du vélo, qui a persisté malgré la météo automnale.

Le deuxième confinement renoue avec les niveaux de fréquentation observés en février. Du 2 au 8 novembre, 660 000 passages de vélos ont été comptabilisés à Paris.

Les voitures ressortent aussi du garage

Kilomètres d’embouteillages maximum en Ile-de-France

Alors que les embouteillages quotidiens en Ile-de-France avaient été réduits à néant lors du premier confinement, les automobilistes continuent cette fois de se déplacer, avec un trafic équivalent à la semaine du 15 août.

L’annonce du deuxième confinement a provoqué, jeudi 29 octobre, un engorgement historique sur les routes franciliennes, avec 736 kilomètres de bouchons cumulés, dépassant les pics des grèves de décembre 2019 et atteignant presque le record absolu dû à la neige en 2018.

Résultat, pas de trêve pour la pollution de l’air…

Emissions d’oxydes d’azote place de l’Opéra

Selon Airparif, l’association chargée de la surveillance de la qualité de l’air en Ile-de-France, les premiers jours du deuxième confinement s’accompagnent d’une baisse de seulement 20 % des émissions liées au trafic routier.

En mars, à la fin de la première semaine de confinement, Airparif avait enregistré un effondrement de 70 % de ces mêmes émissions.

… et pas le même calme qu’au printemps

Bruit généré par les périphériques parisien et lyonnais

représenté par l’indicateur Lden (niveau de bruit pondéré sur vingt-quatre heures) exprimé en dB(A) et arrondi à l’unité.

Les riverains des axes routiers et ferroviaires n’ont pas non plus retrouvé la quiétude du premier confinement. C’est le cas, par exemple, à Lyon, où l’observatoire spécialisé Acoucité observait lors du premier confinement une réduction de 4 dB à 6 dB dans la plupart de ses stations de mesure (pour rappel, une diminution du niveau sonore de 10 dB est ressentie comme une division par deux du bruit).

Cette fois, la baisse des nuisances sonores constatée par les observatoires français spécialisés est moins nette sur les axes routiers. Porte d’Auteuil, le niveau de bruit moyen (pondéré sur vingt-quatre heures) généré par le périphérique parisien n’est jamais passé en dessous de la barre des 80 dB(A) depuis le 30 octobre.


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