Economie

Matières premières : « le cuivre éclipse l’or »

La mine de cuivre de Los Bronces, au Chili, en 2011.

Avec le confinement, les salles de spectacle ont refermé leurs portes, les musiciens sont rentrés chez eux et les cuivres ont mis la sourdine. Pourtant, dans ce concert de mauvaises nouvelles, l’annonce par le groupe pharmaceutique américain Pfizer, lundi 9 novembre, de la mise au point d’un vaccin contre le SARS-CoV-2 « efficace à 90 % » a fait l’effet d’un coup de clairon. Alors même que l’Europe subit une seconde déferlante du Covid-19, cette information a suscité une vague d’espoir sur les marchés financiers.

Le cuivre n’a pas échappé à la soudaine euphorie. Le métal rouge a flamboyé en séance, à Londres, lundi 9 novembre, dépassant la barre des 7 000 dollars (5 923 euros) la tonne, un plus haut depuis deux ans. Déjà, la déclaration de la victoire du démocrate Joe Biden à l’issue d’une élection présidentielle américaine à suspense, chacun retenant son souffle pendant le long dépouillement des votes, lui avait redonné des couleurs.

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Même si, pour l’heure, Donald Trump refuse de descendre de son piédestal, les investisseurs déboulonnent avec entrain la statue du président des Etats-Unis. Sans imaginer une disparition soudaine des taxes imposées dans le commerce des métaux, au fil des épreuves de force et autres rodomontades de M. Trump, ils tablent sur un apaisement des relations avec la Chine. Les conflits devraient baisser d’un ton avec le premier consommateur mondial de matières premières.

Thermomètre de l’économie mondiale

Le cuivre, qualifié de thermomètre de l’économie mondiale, a été laminé par la première vague de Covid-19. Fin mars, son cours plongeait et perdait près d’un quart de sa valeur. Mais, à partir d’avril, alors que le moteur des usines chinoises redémarrait, le coronavirus ne circulant plus qu’à bas bruit dans l’empire du Milieu, le cuivre faisait un retour en fanfare. Le souffle chaud de la spéculation le propulsait même au-delà de son cours de janvier. Une position confortée par les derniers bulletins de santé de l’activité manufacturière chinoise en plein essor. La Chine a repris ses emplettes.

Une aubaine pour la compagnie minière chilienne Codelco, premier producteur mondial de métal rouge. Sur les neuf premiers mois de 2020, elle affiche un bénéfice net de 1,1 milliard de dollars, en progression de 86 % sur un an. Malgré la pandémie, les mines ont continué de turbiner, déjouant les sombres prévisions d’arrêts ou de ralentissements d’extraction causés par l’absentéisme ou la maladie de salariés.

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