Economie

L’argent placé dans une assurance-vie est-il toujours en sécurité ?

En matière d’assurance-vie, le Fonds de garantie des assurances de personnes doit indemniser les épargnants dans la limite de 70 000 euros en cas de difficultés de la compagnie.

A chaque bourrasque sur les marchés financiers, la question revient : les sociétés d’assurance-vie résisteront-elles ? Cette année, elle prend une dimension particulière, car les soubresaults de la Bourse sont dans un contexte de taux très bas. Une situation qui pourrait, sur le papier, être dangereuse pour les compagnies et leurs clients.

La « faute » aux garanties apportées sur leurs fonds en euros – le fait que l’assureur doive pouvoir rembourser à tout moment l’intégralité du capital investi par l’épargnant sur ces supports. Pour honorer ces garanties, l’assureur doit en effet investir dans des actifs rapportant au moins autant que les frais de gestion du contrat, pour les couvrir. Difficile quand les emprunts de l’Etat français ou allemand rapportent moins de… 0 %.

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Il y a un peu plus d’un an, dans une interview au journal Investir, l’économiste en chef de Natixis, Patrick Artus, n’excluait d’ailleurs pas la faillite d’un assureur européen « si les taux bas demeurent à leur niveau ». Alors même que la crise du Covid-19 n’était pas encore passée par là…

Forte de marge de solvabilité

Pour exercer leur activité et garantir leurs engagements, les assureurs doivent disposer de capitaux propres, que l’on appelle « marge de solvabilité ». Sur ce point, la situation des assureurs hexagonaux est rassurante, comme le montre une étude publiée en juin par Goodvalueformoney.eu, basée sur les bilans à fin 2019.

Les assureurs apparaissent bien armés pour affronter une situation délicate. « Nous évaluons à 255 % le niveau moyen de couverture de la marge [plus du double de la marge réglementaire, donc] », note Cyrille Chartier-Kastler, fondateur du site. Si certains assureurs comme Axa n’ont « que » 160 % de marge de solvabilité, soit, déjà, 1,6 fois le minimum réglementaire, d’autres affichent 400 ou 500 % de marge. Avec 560 %, c’est la GMF Vie qui tient la première place, suivie par la MAAF (467 %).

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Cette marge moyenne est « en hausse de 45 points de base par rapport à l’année précédente en raison de l’intégration de 70 % des réserves de participation aux bénéfices », poursuit M. Chartier-Kastler. Cette réserve a beau appartenir aux assurés, les pouvoirs publics ont autorisé les assureurs à la prendre en compte dans leur marge afin, justement, de renforcer leur solvabilité.

Deux réserves existent

En cas de difficultés rencontrées, si la valeur des actifs d’un assureur ne lui permet plus d’honorer ses garanties, il dispose de deux réserves, avant même de devoir entamer cette marge.

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