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l’ibuprofène est-il toujours déconseillé ?

Depuis presque 11 mois, le monde entier fait face au Covid-19. Depuis, de nombreuses interrogations, incertitudes et débats autour des gestes barrières et des médicaments. Très rapidement, c’est l’ibuprofène qui est arrivé au coeur de toutes ces interrogations : il est suspecté de présenter un risque supplémentaire chez les patients testés positifs au coronavirus. Pourtant l’ibuprofène est un médicament utilisé par une majorité de la population en cas de légères douleurs.

Le ministre de la Santé, Olivier Véran, a recommandé dès le 14 mars dernier de prendre du paracétamol et non de l’ibuprofène en cas de besoin. Ce message sur Twitter a fait fondre les ventes d’ibuprofène en France de 80% les semaines qui ont suivi.

Une preuve insuffisante

Selon le spécialiste en pharmacologie médicale Nicholas Moore, cette preuve n’est pas suffisante pour rejeter totalement le médicament. « On n’est pas surpris que la plupart des cas graves aient été exposés à l’ibuprofène (puisqu’il soulage les douleurs et maux de tête )», déclare le spécialiste à 20 Minutes. De nombreux cas testés positifs prennent ce médicament, pour traiter les symptômes légers rapidement.

D’autres études ont été réalisées et Nicholas Moore explique : « Est-ce que les AINS (Anti-Inflammatoire Non Stéroïdien) augmentent le risque d’attraper le Covid-19 ? Non. Est-ce que, quand on est positif, on a davantage de risque d’avoir une forme grave ? Neuf études montrent qu’il n’y a pas de risque supplémentaire de décès. »

La France reste vigilante

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) affirme que l’ibuprofène fait toujours partie des médicaments qui peuvent être pris pour traiter les douleurs et les fièvres en cas de Covid-19.

Malgré cela, la France souhaite rester vigilante. L’Agence nationale de la sécurité du médicament (ANSM) recommande tout de même d’éviter ce médicament : « Cette recommandation d’éviter la prise d’AINS pour des symptômes précoces suspects de Covid-19 reste tout à fait d’actualité ».

Alors, ibuprofène ou paracétamol ?

Finalement, après des mois de recherche, aucune réponse n’a été trouvée. Nicholas Moore souhaite tout de même faire passer un message : « Par prudence, prenez du paracétamol pour traiter les symptômes précoces de Sars-Cov-2. Si ça ne suffit pas, c’est au médecin de voir s’il augmente le paracétamol, s’il donne des anti-inflammatoires ou s’il faut hospitaliser. »

Cependant, chaque patient doit bien évidemment respecter les doses prescrites et la durée de son traitement. Une pharmacienne de Savoie rappelle à 20 Minutes : « Aucun médicament n’est anodin. Et le pharmacien reste le gardien des poisons ».

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