Economie

Les grandes surfaces réduites à partir de mercredi

Le rayon des livres fermé dans un supermarché de Gex, dans l’Ain, le 2 novembre.

Dans les hypermarchés Géant Casino, lundi 2 novembre, les clients se sont précipités pour faire des achats de précaution dans les rayons non alimentaires avant leur fermeture. Les ventes ont bondi sur la journée de 60 % à 70 % en moyenne, sur les rayons jeux vidéo, jouets, cosmétique beauté et textile. « Les produits d’hygiène seront gardés, le maquillage non, les grandes surfaces les retireront », avait d’abord annoncé le matin sur Franceinfo Alain Griset, le ministre délégué chargé des petites et moyennes entreprises.

En coulisses, toute la journée, c’était aussi l’effervescence au siège des enseignes de distribution. « Réunions externes, internes… », « appels téléphoniques auprès des ministères »… histoire de savoir précisément quels produits elles n’auraient bientôt plus le droit de vendre. Car l’annonce dimanche, par le premier ministre, Jean Castex, d’une « disposition qui entre en vigueur mardi interdisant », dans les grandes surfaces, « la vente des produits qui sont interdits dans le commerce de proximité », avait apporté plus de questions que de réponses.

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« Un pyjama pour un bébé qui vient de naître est-il un produit essentiel ? », s’interrogeait un distributeur lundi. « Dans un magasin de proximité, les produits interdits sont sur la même étagère que les autres. Est-ce qu’on demande à nos collaborateurs de les trier un par un ? », lançait un autre.

Le point par téléphone

« Pas facile à mettre en œuvre sans directive claire, sachant qu’il y a des dizaines de milliers de références dans un hypermarché », concluait la Fédération du commerce et de la distribution (FCD), l’organisation professionnelle qui regroupe la plupart des enseignes de la grande distribution. Et surtout pour le soir même.

En milieu d’après-midi lundi, le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, et Alain Griset ont fait le point par téléphone avec les acteurs des grandes et moyennes surfaces. Un délai de tolérance de vingt-quatre heures leur a été accordé, avec l’assentiment du premier ministre. Le décret n’étant publié que mardi matin, les distributeurs auront « jusqu’au mercredi 4 novembre pour les mettre en œuvre », a indiqué le ministère de l’économie. Ils devront également appliquer la jauge d’une personne pour 4 m², comme dans tous les commerces.

« On s’est mis d’accord sur le fait que le rayon droguerie, parfumerie, hygiène sera entièrement accessible, sans distinguer les produits. Le rouge à lèvres et le mascara pourront continuer à être vendus, comme le gel douche », détaille Jacques Creyssel, délégué général de la FCD. Seront également autorisés les rayons papeterie, quincaillerie et petit bricolage, mais devront être fermés les rayons habillement, jouets, maison.

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