Economie

le gouvernement met 20 milliards supplémentaires sur la table

Et de quatre. Alors que le budget 2021 est encore en débat à l’Assemblée nationale, un nouveau projet de loi de finances rectificative (PLFR 4), le quatrième depuis le mois de mars, devait être présenté en conseil des ministres, mercredi 4 novembre. Si l’examen d’un collectif budgétaire est courant à cette période pour ajuster les comptes de l’Etat en fin d’année, la litanie 2020, inédite depuis une décennie, illustre à quel point les vagues successives de la pandémie ont fait tanguer les finances publiques.

A cause du deuxième confinement, la récession est désormais attendue à – 11 % cette année, contre une chute de 10 % du produit intérieur brut (PIB) précédemment anticipée. Le déficit public devrait s’établir à 11,3 % du PIB (et non plus 10,2 %) et la dette publique s’envoler à 119,8 %.

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Surtout, ce budget rectificatif devait essentiellement contenir de nouvelles mesures en faveur des plus précaires. Critiqué à la rentrée par la gauche et une partie de la majorité pour sa politique économique pro-entreprises, l’exécutif avait annoncé mi-octobre une « aide exceptionnelle » pour les allocataires du revenu de solidarité active (RSA), pour les bénéficiaires de l’aide personnalisée au logement (APL) et pour les étudiants boursiers. Mais, depuis, le couvre-feu, puis le reconfinement ont allongé la liste des urgences à traiter.

« Hypothèse cohérente »

« Ce PLFR 4 est placé sous le signe du soutien aux entreprises et en particulièrement au commerce », souligne-t-on à Bercy, alors que le gouvernement peine depuis vendredi à se dépêtrer de la fronde des petits commerçants. Dans le détail, il s’agit surtout de gonfler les enveloppes d’aides déployées depuis mars : 10,9 milliards d’euros seront ajoutés aux fonds de solidarité pour les PME et les indépendants, 3,2 milliards d’euros pour la prise en charge à 100 % du chômage partiel jusqu’en fin d’année et 3 milliards d’exonérations de cotisations sociales pour les entreprises fermées. Le gouvernement va aussi mettre en place un crédit d’impôt de 30 % pour les bailleurs qui annuleraient une partie des loyers des commerces et autres restaurants.

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Avec ces « dispositifs d’urgence deuxième vague », couplés à la prime de précarité (1,1 milliard) et à de nouveaux crédits pour la santé (1,9 milliard), le gouvernement met donc 20 milliards d’euros supplémentaires sur la table. C’est davantage que le coût d’un mois de confinement, estimé à 15 milliards. Et, compte tenu des crédits restants du précédent budget rectificatif – une dizaine de milliards –, c’est peu ou prou le montant qui serait nécessaire en cas de confinement jusqu’à fin décembre…

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