Economie

la colère des maires, petits ou grands

L’intense colère des maires. Petits, grands ou moyens, ils sont tous ou presque montés au créneau pour défendre « leurs » commerces de proximité au lendemain de l’allocution télévisée d’Emmanuel Macron, mercredi 28 octobre, puis de la conférence de presse de Jean Castex.

« De nombreux maires font état auprès de l’AMF de l’incompréhension que suscitent les mesures de fermeture qui visent certains commerces », faisait savoir, dès vendredi 30 octobre, l’Association des maires de France, estimant que « certains commerces comme les librairies ou les salons de coiffure pourraient relever des services de première nécessité ». Déplorant « une situation de grave déséquilibre de concurrence », François Baroin, maire de Troyes, et André Laignel, maire d’Issoudun (Indre), respectivement président et premier vice-président de l’AMF, demandaient au gouvernement de « revoir rapidement la définition de commerce de première nécessité et de l’élargir ».

Article réservé à nos abonnés Lire aussi « Les grandes surfaces où il y a plus de monde seraient moins dangereuses qu’un petit magasin ? » : les élus locaux à la rescousse des commerces

De même, au nom de l’Association des petites villes de France (APVF), son président, Christophe Bouillon, maire de Barentin (Seine-Maritime), adressait un courrier en urgence au premier ministre, « pour lui faire part de la très vive inquiétude des élus de petites villes et du sentiment d’incompréhension et d’injustice qui prédomine chez nombre de petits commerçants ». L’APVF se déclarait « favorable à ce que les préfets (…) puissent avoir la possibilité, si la situation le permet, de rouvrir les commerces dits “non essentiels” dans leur département ».

Même démarche, enfin, de la part des maires de grandes villes et présidents de grandes agglomérations réunis au sein de France urbaine, présidée par la maire de Nantes, Johanna Rolland. Dans un courrier adressé samedi à M. Castex, tout en assurant que « la cohésion nationale est absolument fondamentale pour la lutte contre la pandémie et la pleine efficacité des mesures détaillées par le premier ministre », et en se prononçant pour « un dialogue responsable », ils demandent de « travailler ensemble et rapidement à une solution permettant de prendre en considération cette demande légitime d’égalité de traitement ».

Rendez-vous dans quinze jours

Il semble peu probable que la réponse du chef du gouvernement, dimanche soir sur TF1, ait été à la hauteur de leurs attentes. « C’est un crève-cœur pour moi », a assuré l’ancien maire de Prades (Pyrénées-Orientales), mais « nous ne reviendrons pas sur les mesures annoncées ». « J’entends le problème de justice », a-t-il poursuivi, annonçant, à compter de mardi 3 novembre, « l’interdiction dans les grandes surfaces de la vente de produits qui ne peuvent être vendus dans les magasins de proximité ». Rendez-vous est pris dans quinze jours pour faire le point sur l’application de ces dispositions, s’est engagé M. Castex.

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