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Ce qu’il faut retenir du GP d’Emilie-Romagne

Mercedes est-elle assurée d’un septième doublé titre pilotes-titre constructeurs consécutif ? Bottas a-t-il des soucis pour convertir ses pole positions en victoires ? Gasly a-t-il manqué de chance ? Retour en questions sur le Grand Prix d’Emilie-Romagne.

Le titre constructeurs acquis, le titre pilotes peut-il échapper à Mercedes ?

NON. Red Bull Racing devait marquer 34 points de plus que Mercedes pour retarder l’échéance. Or, avec un zéro pointé, l’écurie de Milton Keynes a échoué dans sa mission à l’issue d’un Grand Prix d’Emilie-Romagne qui n’a pas tourné en sa faveur. Pire encore, Max Verstappen a perdu tout espoir de devenir le plus jeune champion du monde de l’histoire de la Formule 1. En effet, avec ce 26-0 pour Lewis Hamilton, le Néerlandais pointe désormais à 120 points du Britannique. Or, avec quatre courses encore à disputer (Turquie, Bahreïn, Sakhir et Abu Dhabi), 104 points sont encore à prendre. Alors que sa deuxième place laissait à Verstappen encore un mince espoir de réaliser un miracle, l’explosion de son pneu arrière droit et son abandon ont mis un terme à une partie du suspense. On peut même aller jusqu’à dire que le compte à rebours est lancé pour le titre pilotes. En effet, si Valtteri Bottas veut encore y croire, il devra reprendre huit points à son coéquipier à l’occasion du Grand Prix de Turquie, dans deux semaines.

Depuis quand Renault n’a-t-il pas glané deux podiums dans une même saison ?

2010 ! Troisième de ce Grand Prix d’Emilie-Romagne, Daniel Ricciardo a confirmé les progrès de l’écurie Renault cette saison. En effet, après le Grand Prix de l’Eifel, l’Australien a apporté à la marque au losange son deuxième podium de la saison. Si on met de côté la saison 2011, durant laquelle Renault n’était plus aux manettes de l’écurie portant en partie son nom, il faut bien remonter dix ans en arrière pour voir deux monoplaces portant le nom du constructeur français monter à de multiples reprises sur le podium lors d’une même saison. En 2010, Robert Kubica avait terminé deuxième du Grand Prix d’Australie, troisième du Grand Prix de Monaco et du Grand Prix de Belgique, qui était jusqu’à encore quelques semaines le dernier podium de Renault dans la discipline. Des résultats qui doivent ravir Fernando Alonso, présent dans le paddock d’Imola avant de parfaire sa préparation à Bahreïn dans la semaine qui vient, avec deux jours d’essais sur une monoplace Renault de 2018.

La pole position, mauvais présage pour Valtteri Bottas ?

TROP SOUVENT, OUI. A Imola, Valtteri Bottas a signé la quinzième pole position de sa carrière. Or, depuis le début de sa carrière, le Finlandais n’est parvenu à convertir le meilleur temps du samedi en victoire le dimanche qu’à quatre reprises (Autriche 2017, Azerbaïdjan 2019, Autriche et Russie 2020). Le reste du temps, il a toujours dû s’incliner et, en ce qui concerne ce Grand Prix d’Emilie-Romagne, il a quand même fait face à beaucoup de malchance. Ayant pris un bien meilleur départ que la concurrence, Bottas a pu s’installer en tête mais, dès le deuxième tour, il a ramassé un débris de la Ferrari de Sebastian Vettel au virage de Tosa, qui devait sans doute être la résultante de l’accrochage au premier tour entre l’Allemand et Kevin Magnussen. Dès lors, l’aérodynamique de sa Mercedes a été perturbée et, comme toutes les F1, cela a considérablement nui à sa performance, les deux sorties de piste à Rivazza devant y être directement liées. Mais, à cela s’est ajouté l’empressement du muret Mercedes à couvrir la stratégie de Max Verstappen, qui s’est arrêté au 18eme tour pour chausser des gommes dures. Pendant ce temps, Lewis Hamilton a pu prouver sa maestria dans la gestion de ses pneumatiques, emmenant son train de pneus tendres jusqu’au 30eme tour. La malchance du Finlandais a encore frappé car, la voiture de sécurité virtuelle provoquée par l’arrêt en bord de piste d’Esteban Ocon a démarré juste avant le passage par les stands de Lewis Hamilton pour se conclure juste après, offrant au Britannique la première place et une avance confortable alors qu’il pointait à la troisième place avant la vague d’arrêts de ses rivaux. Doublé par Max Verstappen, qui a profité d’une erreur de sa part, Valtteri Bottas a finalement profité de l’abandon du Néerlandais pour récupérer une deuxième place qui doit tout de même comporter un goût assez amer.

La faute à pas de chance pour Gasly ?

LE PROBLEME ETAIT CONNU, HAMILTON EST AUSSI PASSE PAR LA. Auteur d’une séance de qualifications sensationnelle, Pierre Gasly avait tout pour réaliser une très grande performance lors de ce Grand Prix d’Emilie-Romagne, la quatrième place de Daniil Kvyat l’a prouvé. Mais, pour le vainqueur du Grand Prix d’Italie, ce dimanche a été une succession de soucis qui ont vite plombé sa course. Avant même le départ, son équipe AlphaTauri a décelé un problème de pression d’eau dans le moteur Honda avec une réparation de fortune qui a permis au Rouennais de prendre le départ. Auteur du meilleur envol à égalité avec Valtteri Bottas, Gasly était bien parti pour s’installer dans le Top 3, entre les deux Mercedes. Mais, au lieu de cela, Lewis Hamilton lui a fermé la porte de manière un peu cavalière. Le Français a dû sauter sur les freins et, en conséquence, perdre une place dans la hiérarchie, étant doublé par Daniel Ricciardo pour la quatrième place. Mais son moteur n’aura finalement tenu que huit tours, une perte subite de pression d’eau mettant en danger l’intégrité de son moteur. Or, le Tricolore a déjà atteint la limite du quota fixé par la FIA pour cette saison raccourcie et, pour éviter une pénalité lors des quatre dernières manches, il a fallu sacrifier ce Grand Prix et un très bon résultat qui s’annonçait.


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