Economie

le gouvernement néerlandais met KLM sous pression

Des avions de la compagnie néerlandaise KLM sur le tarmac de l’aéroport de Schiphol, en banlieue d’Amsterdam, le 19 mars.

La tension est maximale chez KLM, où le syndicat de pilotes a rejeté, samedi 31 octobre, une demande du gouvernement néerlandais visant à troquer un plan d’aide de 3,4 milliards d’euros sous forme de prêts et de garanties contre un gel des salaires pour cinq ans. Face à ce refus, le ministre des finances, Wopke Hoekstra, a décidé de suspendre le paiement du solde de l’aide publique prévue, soit environ 2,5 milliards.

Le spectre d’une faillite est désormais clairement évoqué, même si le directeur général de la société, Pieter Elbers, a démenti cette éventualité, du moins pour le court terme. Les réserves financières de KLM « ne pourront durer plus de quelques mois », a-t-il toutefois prévenu.

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« C’est très décevant, mais, dans ces conditions, nous ne pouvons continuer », a déclaré M. Hoekstra, samedi soir. Il exigeait que tous les salariés acceptent, avant le 1er novembre, le gel de leur rémunération. Cinq organisations syndicales ont marqué leur accord, deux se concertent encore, mais celle des pilotes (VNV) juge inacceptable qu’après avoir admis un gel jusqu’en mars 2022, le personnel soit désormais contraint d’accepter un engagement supplémentaire pour trois ans.

Vers des licenciements supplémentaires ?

Wopke Hoekstra explique que la deuxième vague pandémique pousse à revoir les prévisions. Le groupe formé avec Air France a subi une perte de 1,6 milliard d’euros au troisième trimestre 2020. Son chiffre d’affaires a baissé de 67 % en un an, et le nombre de passagers transportés, de 71 %.

Le syndicat des pilotes suggère un engagement de 2,5 ans, assorti d’une clause de prolongation éventuelle

A la fin de l’année, KLM devrait avoir perdu 5 000 de ses près de 32 000 salariés. Les syndicats redoutent que la détérioration de la situation sanitaire entraîne des licenciements supplémentaires. D’ailleurs, la direction a déjà laissé entendre que d’autres « adaptations de l’organisation » risquaient d’être nécessaires, le quatrième trimestre promettant d’entraîner un nouveau recul du chiffre d’affaires. D’où l’importance « cruciale » de l’aide de l’Etat, soulignent les dirigeants de la compagnie.

Après le choc engendré par les propos du ministre des finances, le syndicat des pilotes a adressé, dimanche, une lettre à M. Hoekstra. Selon le quotidien De Telegraaf, il suggère un engagement de 2,5 ans, assorti d’une clause de prolongation éventuelle. Un porte-parole du ministre des finances a renvoyé le problème vers la direction de la compagnie, indiquant que c’est avec elle que le gouvernement avait négocié un accord.

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