Politiques

6 membres de la société civile interpellent leurs élus


Dans une tribune publiée ce vendredi dans Libération, un collectif de six représentants de la société civile calédonienne interpelle les élus sur la question de l’indépendance. Il les appelle à reprendre un dialogue constructif, et sortir de leur “dogmatisme”.



Ils sont six à interpeller les élus de la Nouvelle-Calédonie dans une tribune publiée dans Libération ce vendredi : la journaliste Jenny Briffa, le dramaturge Pierre Gope, le président du Medef Nouvelle-Calédonie Samuel Hnepeune, le footballeur Christian Karambeu, l’entraineur de football Antoine Kombouare et l’archéologue Christophe Sand-Cubadda. Tous unis par l’inquiétude autour du troisième référendum d’indépendance, et l’absence de dialogue entre indépendantistes et loyalistes selon eux. 
 

Nous, membres de la société civile, l’espérons: nos élus doivent être à la hauteur des enjeux. Depuis le scrutin, les leaders indépendantistes affirment ne vouloir parler que d’une chose: les conditions de l’indépendance. Les représentants loyalistes ont finalement appelé à la discussion tout en adoptant pour certains une rhétorique guerrière. 

Les signataires du textes voient d’un bon oeil la prolongation du séjour de Sébastien Lecornu, le ministre des Outre-mer, en Nouvelle-Calédonie. Ils espèrent que cela incitera les partis politiques locaux à sortir de leur “dogmatisme” pour pouvoir envisager sérieusement toutes les options possibles pour l’avenir du territoire.
 

Il faut profiter de la dynamique enclenchée par le ministre des Outre-mer pour discuter en profondeur, que ce soit pour aller vers un troisième référendum couperet, ou vers une nouvelle solution consensuelle. La tâche sera difficile, exaspérante, dérangeante ; mais elle est surtout exaltante! En explorant tous les possibles et les impossibles, peut-être convergerons-nous vers une voie insoupçonnée, qui soit à l’image de notre pays?

Pour eux, l’avenir de la Nouvelle-Calédonie ne doit pas forcément passer par un troisième référendum, “couperet” comme ils le disent.
 

Est-ce vraiment l’intérêt du pays ? Economiquement, s’engager à réitérer la même question dans deux ans, c’est continuer à plonger le pays dans l’incertitude et le paralyser.

Pour conclure leur tribune, les six personnalités déclarent que la société civile est prête à accompagner les élus calédoniens tout au long de ce processus de réflexion.


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