Economie

Le redémarrage de l’Asie insuffle de l’espoir à l’aéronautique

Un Airbus A320 d’Air France, sur le tarmac de l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle, le 12 mai.

Est-ce enfin la lumière qui point au bout du tunnel ? Tour à tour, Airbus et Safran ont fait montre d’un optimisme mesuré pour les prochains mois. A l’occasion de la publication de ses résultats trimestriels, jeudi 29 octobre, c’est l’avionneur européen qui a évoqué les premiers signes annonciateurs d’un redressement.

Entre juin et septembre, le numéro un mondial de l’aéronautique a enfin cessé de « brûler » du cash comme il le faisait depuis début 2020. Après avoir vu plus de 12,4 milliards d’euros partir en fumée entre janvier et juin, il est enfin repassé en trésorerie positive. « Airbus a arrêté de perdre de l’argent », s’est félicité Guillaume Faury, son PDG.

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En pratique, le groupe a engrangé 600 millions d’euros en trois mois. Une performance réalisée grâce à de meilleures livraisons d’avions que lors des trimestres précédents. Surtout, M. Faury est convaincu de maintenir cette dynamique favorable au cours des trois derniers mois de 2020.

Rebond de l’activité

Airbus n’est pas le seul à retrouver quelques couleurs. Safran a, lui aussi, joué, vendredi 30 octobre, la petite musique du probable retour d’activité. A la faveur de la publication des résultats trimestriels du motoriste, Philippe Petitcolin, son directeur général, s’est déclaré « relativement optimiste » pour le proche avenir. Il a confirmé son objectif financier pour 2020 d’un chiffre d’affaires en recul de 35 % par rapport à 2019.

Il faut dire que les deux géants de l’aéronautique ont quelques raisons d’y croire. Malgré la violence de la pandémie de Covid-19, Airbus a réussi à livrer 341 appareils entre janvier et septembre, loin devant l’américain Boeing (98 avions). Un bon résultat, qui a permis au groupe européen d’entrevoir un rebond de son activité. Sans attendre, il a demandé à ses principaux sous-traitants de se tenir prêts à relancer leurs cadences de production dès le troisième trimestre 2021.

Dans l’empire du Milieu, le trafic national n’est plus que de 4 % inférieur à ce qu’il était en 2019

« Nous voulions nous assurer que nos fournisseurs seraient en mesure de suivre si nous décidions de remonter les cadences fin 2021 », a précisé Guillaume Faury. Dans un premier temps, l’objectif sera de passer de 40 A320 Neo sortis des chaînes chaque mois à 47. Le pari n’est pas encore relevé. Avant d’accepter, M. Petitcolin a déclaré qu’il « [devait] d’abord vérifier » si Safran pouvait remonter en régime. « Nous sommes en discussion » avec Airbus, a ajouté le patron du motoriste. « Nous sommes sur la bonne voie. »

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